CRANE FACIAL
plus souvent il est de quelques millimètres à un centimètre au-dessus. D’autre part, sa détermination est difficile, témoin les trois procédés qu’on est forcé quelquefois de faire intervenir. Broca en plaçant, dès les premiers temps de sa carrière craniométrique, l’ophryon sur le milieu du frontal minimum avait cru prendre ^correspondance de la base du cerveau ; nous avons démontré qu’il s’est trompé, et lui-même était, je crois, revenu de son opinion. Pour répondre à ses vues très logiques, il faut abaisser ce point. D’autre part, il n’est peut-être pas nécessaire de remonter aux confins les plus élevés de la face. Il y a donc lieu à tous les points de vue d’apporter une petite modification à l’ophryon, c’est de le confondre avec le point intersourcilier, et d’accepter un compromis entre les deux limites chevauchant l’une sur l’autre, de la face qui est plus haute et du crâne qui est plus bas.
Je me résume et conclus. L’ophryon et le point intersourcilier ne doivent faire qu’un. Ils se déterminent en faisant passer un fil transversal par la crête des arcades sourcilières, au sommet de leur courbe, et marquant au crayon le milieu intermédiaire. Ce sera le point convenu de démarcation entre la face et le crâne ; l’un de ses avantages sera de répondre exactement au point inter-sourcilier ou ophryon, d’une détermination non moins facile sur le vivant.
Crâne facial. — Les pages qui précèdent étaient la transition nécessaire de l’histoire du crâne cérébral à celle du crâne facial qui va nous fournir le plus grand nombre des caractères qu’il nous reste à décrire. L’amoindrissement de la face dans la suite des mammifères supérieurs et finalement chez l’homme, en raison inverse de l’accroissement de volume du crâne, étant l’une des caractéristiques de cet homme, il est tout naturel que la face directement et son rapport d’étendue au crâne fournissent tout d’abord une série de caractères zoologiques.
La face, réceptacle de trois des appareils des sens, celui de la vision, de l'olfaction et de la gustation, de l’appareil masticateur et de l’ouverture supérieure des conduits respiratoires et digestifs et de l’organe de l’articulation des sons, a une forme difficile à rendre d’un mot. A sa partie antérieure, du point intersourcilier au menton et d’un os malaire à l’autre, elle a la forme chez l’homme d’un ovale à extrémités supérieure et inférieure brusquement coupées par une ligne horizontale : la ligne sourcilière, prolongeant de chaque côté celle que nous avons indiquée d’une crête sourcilière à l’autre, et le bord inférieur de la mâchoire. Sur les côtés, elle est limitée par un double plan vertical, l’un répondant aux os malaires et à l’arcade zygomatique, l’autre répondant à la branche postérieure de la mandibule. En arrière sa délimitation est assez arbitraire : en haut elle se termine par un plan tangent aux parties les plus reculées des deux apophyses ptérygoïdes et en bas par le plan tangent aux deux bords postérieurs de la mâchoire. Toutefois, on peut étendre la dénomination de face