CHAPITRE XXII
au vaste hiatus qui est en arrière de ces plans et la prolonger jusqu’à la ligne transversale passant à la fois par les trous auditifs et le basion.
Ce massif est séparé en deux partiespar un plan horizontal passant entre les deux rangées supérieure et inférieure des dents ; la partie au-dessus étant la face supérieure, la partie au-dessous la face inférieure. Ses diamètres principaux, dans son ensemble, sont transversalement le diamètre supérieur ou biorbitaire externe (à la suture fronto-malaire), l’inférieur ou higoniaque, d’un angle de la mâchoire à l’autre, et le moyen maximum ou bi-zygomatique ; verticalement du point sourcilier ou ophryon au menton, les Allemands prennent à tort pour limite supérieure le nasion en se privant ainsi de la part importante que jouent dans le caractère général de la face les arcades sourcilières ; d’avant en arrière ou dans le sens de l’épaisseur, la ligne ophryo-basilaire, la ligne dento-basilaire (à l’intersection des dents incisives) et la ligne mento-basilaire.
Nous étudierons plus tard, avec les caractères esthétiques et indifférents, ce qui se rattache aux longueurs et largeurs. En ce moment nous nous en tiendrons aux dernières lignes : trois rayons qui partent, comme l’on voit, du basion et interceptent deux angles, un supérieur répondant à la face supérieure, un inférieur répondant à la face inférieure. Complétés par deux lignes, l’une ophryo-dentaire et l’autre dento-mentonnière, ces angles donnent lieu à deux triangles de même nom qu’il sera utile de comparer lorsque nous entrerons dans les détails. Pour l’instant c’est le total des deux angles ou triangles qu’il s’agit de considérer, répondant à la face totale, non à la face ostéologique comme on l’étudie habituellement dans les laboratoires, mais à la face avec ses deux maxillaires et ses dents, c’est-à-dire comme sur le vivant.
itapport «le la face au crâive. — Voici comment s’exprime Cuvier à cet égard. « L’homme, dit-il, est celui de tous les animaux qui a le crâne le plus grand et la face la plus petite ; les animaux s’éloignent d’autant plus de ses proportions qu’ils deviennent plus stupides et plus féroces. » Son premier moyen pour apprécier ce rapport est l’angle facial; son second est la mensuration de la hauteur et de la largeur des deux, mais sans dire comment elle doit être faite ; le troisième est la comparaison des surfaces occupées par l’un et l’autre sur la coupe médiane. Suit, en les traduisant en chiffres, un aperçu des proportions relatives qu’il indique :
Crâne : face ::
Européen . 4 : 1
Kalmouck. . . 4.4:1
Nègre . * . 4.8 : 1
Orang et chimpanzé . 3 : 1
Singes sapajous . 2 : 1
Autres singes et la plupart des carnivores. . . 1 : 1
Lièvres et marmottes . 1 : 1.3
Porc-épic, cochons, ruminants . 1 : 2