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CHAPITRE XXIII

être armé de patience et avoir le feu sacré de l’exactitude parfois pour mettre les quatre points d’accord.

L’idéal du plan commode dans la pratique, c’est celui de Blumenbach : on pose le crâne sur la table, et tout est dit. Le plan de Busk permet la sustentation du crâne par les deux trous auditifs, il n’y a plus qu’à immobiliser dans le sens vertical le troisième point, ce qu’on obtient avec le craniomètre de Barnard Davis. Mais l’un et l’autre sont mauvais aux autres points de vue. Le mode de suspension dans le second empêche de faire circuler les instruments autour du crâne, en sorte que l’orientation devient sans objet; c’est l’objectif en effet qu’il ne faut pas perdre de vue : l’orientation horizontale du crâne a pour but de prendre autour de lui les projections et angles de toutes sortes et en même temps de permettre les dessins stéréographiques ou photographiques dans l’attitude voulue. Par conséquent le crâne doit être dégagé de toutes parts, sauf par un côté, celui par lequel il est soutenu, la base de préférence.

Plusieurs appareils allemands posent le crâne sens dessus dessous sur sa voûte et l’orientent ainsi assez facilement (mais non rapidement) suivant le plan adopté ; c’est absolument fautif. On doit voir dans sa position naturelle le crâne sur lequel on relève des projections.

Un plan commode, donnant l’orientation en un clin d’œil et sans artifices et en même temps supportant le crâne et le laissant libre sur ses quatre faces, est d’une telle nécessité qu’on pourrait presque soutenir que ces qualités priment toutes les autres. Un plan de ce genre n’aurait pas le parallélisme voulu avec le plan des axes orbitaires qu’il serait même peutêtre à préférer à un plan incommode mais plus correct. Dès que tous opèrent de même, relativement au même plan, les projections conservent les mêmes rapports entre elles. C’est la question du cubage du crâne, ou ce qu’il faut, c’est moins le volume vrai absolu, que des chiffres constants, quel que soit l’opérateur, et exactement comparables.

Examinons si l’un des plans répond à toutes les exigences, en commençant par la comparaison des moyennes d’inclinaison dans un sens ou dans un autre des principaux plans proposés, relativement à celui des axes orbitaires. Ces chiffres empruntés à Broca expriment les angles qui en résultent.

La nomenclature est la même que pour l’angle orbito-alvéolo-condylien de Broca qui du reste est le premier dans cette liste. Le signe -f- veut dire que le plan s’abaisse et le signe — que le plan s’élève. Les moyennes s’échelonnent de celles qui approchent le plus près du parallélisme avec le plan orbitaire, à celles qui s’en éloignent davantage.

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