PLAN D’ORIENTATION A ADOPTER
Angle du plan orbitaire avec les plans ci-après : Moyennes.
Tous. 12 Auvergnats. 12 Mongols. 12 Nègres.
Alvéolo-condylien . -(-0.8 — 0.9 + 3.8 ü.l
Hamy . +0.9 — 1.8 +1.9 +2.7
Busk . — 1.8 — 4.7 — 0.7 +0.5
Mastication . +3.8 +2.8 +7.6 +-1.0
Camper . . +4.6 +2.2 +8.8 +2.9
Baer. . . . . — 6.5 — 8.8 — 5.9 4.6
Ihering . — 7.9 — 9.5 — 6.9 7.4
La conclusion se tire cTelle-même. Le plan alvéolo-condylien tient la première place. Celui de Camper s’abaisse notablement, ce qui fait que lorsqu’on oriente le crâne d’après lui, les axes orbitaires et la tète tout entière se relèvent. Ceux de Baer et de Ihering s’élèvent au contraire et par conséquent, lorsqu’on oriente le crâne d’après eux, font baisser les orbites et la tête vers le sol. Yoici maintenant les écarts :
Angle du plan orbitaire avec les plans ci-après : Écarts individuels.
Tous. 12 Auvergnats. 12 Mongols. 12 Nègres.
Alvéolo-condylien . 12°6 5° 7 8°6 7°4
Baer . 17.3 7.7 12.0 16. i
Ihering . 17.4 12.3 12.7 12.1
Camper . 19.6 13.8 lo.6 9.7
Busk . 19.6 lo . 5 8.6 11.4
Mastication . 20.2 10.3 14.4 15.5
Hamy . 23.6 17.2 13.2 14.3
Les écarts sont considérables pour tous, mais moindres pour le plan de Broca; ceux de Baer et de Ihering venant aussitôt après. Toutefois en ajoutant les chiffres publiés antérieurement par Broca l’écart s’élève, pour le plan alvéolo-condylien, à 15°, ce qui lui laisse sa place en tête de la liste.
A l’époque où Broca ht son travail, deux des plans que nous avons cités n’avaient pas encore vu le jour. Les Allemands après avoir renoncé au plan de Camper, puis à celui de Baer, pour celui de Ihering, ont donné la préférence au plan de Virchow, sans s’arrêter au plan de Schmidt qui cependant le méritait. On se souvient que la ligne déterminante du plan de Virchow ou de Munich va du bord supérieur du trou auditif au bord orbitaire inférieur et celle du plan de Schmit du point sus-auriculaire au même bord orbitaire. On peut dire qu’aujourd’hui il n’y a plus que ces deux plans avec celui de Broca qui soient en cause en anthropologie. Il était donc nécessaire de connaître plus particulièrement leur valeur respective au point de vue des deux conditions que nous examinons en ce moment : le degré d’approximation de leur parallélisme avec le plan orbitaire : 1° dans les moyennes, 2° dans les variations individuelles. M. Goldstein