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CHAPITRE XXIV

Angles nasal et sphénoïdal de Welcker.

Angle nasal.

Angle sphénoïdal.

1 Orang .

3 Nègres .

3 autres Nègres .

30 Allemands .

L’angle nasal de Welcker a son intérêt, mais il n’a rien à faire avec le prognathisme, pas pins que le rapport de Virchow. L’un et l’autre n’en prendraient à ce point de vue que si la ligne naso-spinale de Welcker et la ligne basilo-spinale de Virchow devenaient naso-alvéolaire et basiloalvéolaire, ce qu’a très bien compris M. Flower.

La seule objection que l’on adresse et avec raison à la mesure du prognathisme suivant mon procédé, c’est d’être très méticuleuse. La région alvéolo -sous-nasale est petite, sa projection horizontale varie de 0 à quelques millimètres, 20 au maximum sur le fameux Namaquois ; l’épine nasale gêne chez les Européens, on ne peut atteindre souvent le point de repère supérieur de la ligne alvéolo-sous-nasale qui théoriquement est au milieu de la limite transversale du bord inférieur des narines, on est forcé alors d’estimer son lieu précis. D’autre part la méthode des projections exige une grande attention, la moindre distraction donne de grosses erreurs ; on ne s’y livre que bien installé, à bon jour, en remplissant toutes ses conditions. Il y aurait donc utilité à avoir un procédé plus simple, courant, rapide, n’exigeant pas d’opérations arithmétiques suivies.

M. Flower, à la suite de M. Busk, s’est arrêté au système des rayons basilaires allant l’un à la racine du nez, l’autre au point alvéolaire. Sa ligne supérieure est prise pour 100, l’inférieure réduite en centièmes de la première exprime le prognathisme ou l’orthognathisme suivant qu’elle est plus longue ou plus courte, d’après la nomenclature suivante que je fais suivre d’exemples extraits du catalogue du Collège des chirurgiens de Londres que cet éminent naturaliste, le successeur de Owen au musée Britannique de zoologie, a publié en 1879. Les exemples sont des moyennes portant sur un grand nombre de cas.

I. Orthognathes, 97 et au-dessous. — Ex. : anciens Égyptiens, 95.0; Anglais, 95.6;

Guanches, 97.1; Veddahs, 96.3.

II. — Mésognathes , 98 à 103. — Ex. : Boshimans, 97.8; Hindous, 98.7; Japonais, 98.4;

Polynésiens, 98.6; Chinois, 99.0; Malais, 99,6; Esquimaux, 100.6; Andamans, 102;

Fidjiens, 103.2; Tasmaniens, 103.3; Australiens, 103.6.

III. — Prognathes , 104 et au-dessus. — Ex. : Nègres d’Afrique, 104.4.

En me plaçant au point de vue pratique qui a évidemment guidé M. Flower dans sa classification, je trouve sa première division bonne, mais non les deux suivantes. Il eût été préférable que ses mésognathes se terminent à 100 ou 101, en englobant tout l’embranchement des races

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