‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 773 sur 980 · ANGLE FACIAL ET PROGNATHISME SUR LE VIVANT · texte numérisé non relu

ANGLE FACIAL ET PROGNATHISME SUR LE VIVANT

effet de la pénétration plus ou moins accusée du massif maxillaire dans la partie antérieure de la base du crâne cérébral qui à son tour s’infléchit en proportion dans la cavité crânienne, comme le montre l’angle sphénoïdal; mais le voyageur n’en a cure, il s’en tient à ce qu’il a sous les yeux. G est donc dans les conditions mêmes qu’il comprend le prognathisme qu il faut s’efforcer de le mesurer et ne chercher un biais que si l’on ne peut trouver de procédé correct. Camper était dans le vrai lorsqu’il observait l’inclinaison de la ligne faciale sur le profil en orientant la tete pour le

Voyons donc, sans nous laisser décourager par la médiocre valeur que nous avons trouvée sur le crâne même à l’angle dit de Camper et â certains de ses dérivés, les moyens proposés pour les déterminer. .

Le premier consiste à copier la tête à la main en s’aidant de la mise au carré, à la photographier de profil, ou à en tracer la silhouette avec des appareils délicats dans le genre du stéréographe Broca. L’écueil de ces derniers est l’immobilité prolongée, exigée du sujet, alors que le mouvement le plus imperceptible peut amener des erreurs dépassant les dit érences cherchées d’un individu à l’autre ou d’une race à 1 autre. Une fois le dessin obtenu, le placement de la ligne faciale est du reste facile, soi que l’on prenne d’une part le front ou l’ophryon, ou de l’autre les dents, si on a ménagé de les rendre visibles, ou les lèvres. Quant à la ligne horizontale, le choix est limité, on n’a guère à sa disposition que le trou auditif et la base des narines, c’est-à-dire l’horizontale de Camper ou bien le lobule de l’oreille et la base des narines, c’est-à-dire 1 horizontale d’Albert Durer. C’est donc un angle virtuel que l’on a, celui de Camper ou un dérivé. La science ne saurait s’en contenter, ces données suffisen aux artistes el les aident dans leur tâche, mais non aux anthropologistes;

il leur faut des mesures directes.

Un premier procédé appartenant à l’histoire, mais ou 1 on abandonne l’horizontale, est celui que Cuvier employait pour son angle avec sommet à l’interstice des dents. Avec le compas on mesure successivement les deux distances obliques, une de chaque côté, aunculo-ophryaques (l’ophryon étant ici adopté), les deux aunculo-dentaires, le diamètre biauriculaire et la ligne faciale ophryo-dentaire. Avec les deux premières puis les deux secondes et le diamètre biauriculaire pris pour base, on construit deux triangles isocèles, qui donnent les lignes aunculo-op ryaque et auriculo-dentaire mais dans le plan médian. Dès lors avec la igné faciale on construit son triangle facial médian définitif sur leque on

mesure au rapporteur l’angle au point dentaire.

Le second procédé est celui que recommandent les Instructions de Société d’anthropologie, pour l’angle de Jacquart au point spiiial. ua nulle valeur de cet angle étant hors de doute, je ne parlerais pas u I cédé s’il n’y avait quelque possibilité de l’adapter à tou a'irg ayant pour éléments la ligne faciale véritable aboutissant aux dents

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