CHAPITRE XXIY
angle d’un intérêt quelconque, sous ce rapport il n'y a rien àlui objecter. Mais il a un autre but, celui de donner les projections de la tête rapportées à la fois à l’horizontale de Camper qui est censée orienter celle-ci et au plan vertical postérieur qui est censé être perpendiculaire à cette orientation.
Or tandis que la prétendue horizontale a des points déterminants fixes tenant au profil de la tête, l’incidence de la tête avec le plan postérieur est subordonnée à la forme même de cette tête et à des circonstances qui lui sont étrangères. Lorsque les épaules bombent ou que la nuque est aplatie comme c’est la règle chez les brachycéphales, la tête ne peut toucher naturellement le plan postérieur, le sujet est obligé de s’effacer les
épaules comme on dit, ce qui fausse l’attitude, ou de renverser parfois violemment sa tête en arrière, ce qui fausse plus encore et jusqu’à la caricature l’attitude de la tête. Lorsqu’au contraire les épaules sont plates et que l’occiput fait saillie comme chez certains dolichocéphales, la tête se renverse en avant. Dans les deux cas la tête n’est pas orientée d’après l’horizontale de Camper, elle ne l’est par aucun plan ou ligne voulu ; c’est le hasard de la conformation de la tête et des épaules et des efforts du sujet pour bien s’appuyer la tête qui en décide. On dira que je fais le procès à tous les systèmes dans lesquels la tête s’appuie sur un mur, je ne dis pas non : le dos ne se continue pas en ligne droite avec l’arrière de la tête, et lorsqu’on veut que les deux à la fois touchent le mur on doit renoncer au plan céphalique d'orientation quelconque que l’on a adopté. Il n’y a pas de milieu, il faut se guider sur le mur ou sur la tête, deux choses sans relation ; si l’on prend le mur les projections sont bonnes et