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CHAPITRE XXV

la largeur maximum de la face présente par lui-même souvent des différences absolument accidentelles et locales, étrangères au type général de largeur ou d’étroitesse de la race examinée. Ainsi dans toutes les races on voit l'apophyse zygomatique du temporal, au lieu de se porter directement à la rencontre de l’apophyse temporale de l’os malaire, faire un crochet en dehors avant de revenir en dedans reprendre la direction générale droite ou gracieusement courbe, qui donne à l’arcade zygomatique son cachet propre. La largeur maximum tombe alors au sommet de ce crochet et est indûment augmentée.

Fig. 173. — Type arabe (Sicilien, musée Broca).

SZG, contour postérieur de la face; OJS, contour antérieur ; ligue O, largeur bi-orbitaire externe; ligne J, largeur bi-jugale ; ligne M, largeur bi-maxillaire maximum; ligne S, largeur mandibulaire ; R, angle externe du triangle mentonnier.

Une autre objection, c’est que l’arcade zygomatique ne donne peutêtre pas la vraie largeur maximum ou principale de la face à préférer. Si l’on regarde le visage crânien, si je puis ainsi m’exprimer, pourvu ici, bien entendu, de sa mandibule, la vue ne place pas en effet son contour extérieur caractéristique aussi loin en arrière, mais plus en avant là où le plan vertical latéral se transforme plus ou moins brusquement en plan vertical antérieur. Ce que l’œil remarque de préférence, c’est un contour plus ou moins allongé ou renflé çà et là selon les races et tronqué à ses

EURYGNATHISME.

deux extrémités ; ce sont des largeurs successives entre lesquelles l’œil hésite : une frontale minimum, une biorbitaire externe, plusieurs fort embarrassantes mais très frappantes à la partie moyenne entre l’orbite et le creux sous-malaire, etdeux enfin très distinctes, l’une postérieure répondant aux angles de la mâchoire, et l’autre antérieure sans nom et sans point de repère, située à la rencontre du corps de la mandibule et de sa branche postérieure.

En un mot, sur le crâne tenu de face, comme sur sa reproduction au stéréographe (fig. 173), on distingue : 1° un contour éloigné qui passe par la bosse pariétale, la face externe de l’apophyse mastoïde et l'angle de la mâchoire, c’est le contour général du crâne dans son entier, il ne doit pas nous occuper ici; 2° un contour plus en avant, qui comprend le front en haut et passe par le stépbanion, l’arcade zygomatique et encore l’angle de la mandibule; 3° un contour tout à fait antérieur qui est le véritable ovale facial, celui sur lequel se guide consciemment ou inconsciemment toute personne qui, armée d’une expérience suffisante, cherche à démêler le type général d’une face de crâne ou de vivant et se prépare à la qualifier d’allongée, d'aplatie, d’ovale, losangique, carrée ou ronde, et par là reconnaît qu’elle appartient à telle race ou tel groupe de races.

Ce sont les deux derniers contours qu’il s’agit d’étudier et de nous efforcer de rendre par les mesures possibles les plus appropriées ou par des rapports craniométriques.

Mais auparavant il nous faut passer en revue ces mesures et rapports et voir ce qu’ils valent et donnent avec la manière habituelle de procéder. Ce sera l’occasion d’examiner l’élargissement de la face dont le corollaire est son aplatissement comme dans les races jaunes, et son resserrement dont le corollaire est sa saillie en promontoire comme chez l’Arabe et le Germain des reihengraber.

Aplatissement «le laface et esirjçü at Saisine. — On se souvient des cinq sortes de faces admises parBlumenbach et particulièrement de sa seconde, aplatie ou mongolique. Prichard, reprenant les trois premières, les caractérise l’une par la forme parfaite de son ovale, l’autre par sa forme en losange, la troisième par son prognathisme.

Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire à ces trois ajoute une quatrième. Dans la première, disait-il, il n’y a aucune prédominance de développement ; dans la seconde il y a excès de développement transversal dans la région moyenne, c’est l’ eur y g nathisme ; dans la troisième l’excès de développement porte sur la partie inférieure de la face,, en donnant lieu au prognathisme; le quatrième type réunit à la fois l’eurygnathisme et le prognathisme (Voir page 265). Les trois premiers sont légitimes, le quatrième est douteux ; il n’est pas sûr que le Hottentot qu’il prenait pour exemple soit assez eurygnatbe pour qu’on en fasse l’un de ses caractères. Nous avons insisté sur les moyens de constater le prognathisme. Ce sont ceux qui peuvent servir à mesurer l’eurygnathisme qu’il s’agit à présent de

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