‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 82 sur 980 · HISTORIQUE. — BLUMENBACH · texte numérisé non relu

HISTORIQUE. — BLUMENBACH

Projection verticale sus-auriculaire : projection verticale sous - auriculaire

ou EG : CF :: 8 : 5.

Angle facial, dit de Camper, à la rencontre de MG et de ND en avant de K = 70°. Angle des maxillaires ou MGS = 120°.

Camper se préoccupait des proportions de la tête vue de face ou de profil, dans toutes ses parties et de l’influence que les variations de l’une d’elles ont sur le tout. Mais le plus important à ses yeux était le degré de développement des mâchoires qu’exprime l’inclinaison de la ligne faciale sur la ligne horizontale d’orientation. Cette inclinaison, disait-il, a chez l’homme de différentes races un maximum et un minimum compris entre 70 et 80°. Tout ce qui a plus est fait d’après les règles de l’art et tout ce qui a moins donne au visage une ressemblance avec les animaux. D’un côté, au-dessous de 70° on a l’orang, puis le singe, le chien et enfin un oiseau, la bécasse dont la ligne faciale est à peu près parallèle à l’horizontale, c’est-à-dire dont les mâchoires s’allongent au plus. De l’autre, on a l’antique jusqu’à 100° (1). Il est singulier, remarque-t-il, que les artistes grecs aient choisi ce maximum, tandis que les meilleurs graveurs en pierre fine chez les Romains se sont arrêtés à 95°.

Camper, en somme, a travaillé pour les artistes qui l’en ont récompensé en donnant son nom à son angle facial et lui faisant une popularité. Les naturalistes ont contribué également à ce succès, mais pour un autre motif très juste, que nous dirons plus tard. Quant aux anthropologistes, ils ont admis la valeur de l’angle de Camper jusqu’au jour où ils y ont regardé de près, mais ils ne se sont aperçu que dans ces derniers temps que le véritable service que leur a rendu Camper est d’avoir inauguré la méthode des projections en crâniométrie.

Terminons avec Blumenbach. La mensuration n’est qu’un des moyens de la crâniologie ; la méthode descriptive en est un autre, que les médecins ont commencé pay appliquer à l’étude des os du crâne pris en particulier, puis à celle du crâne dans son entier, et que les anthropologistes ont ensuite adapté à leurs vues propres, pour comparer soit l’homme avec les animaux, soit les hommes de différents types entre eux.

Or, Blumenbach est le premier qui dans l’observation et la description au point de vue anthropologique, ait établi une règle dans la façon de procéder. C’est dans la deuxième édition de sa Diversité naturelle qu’il l’expose et dans ses Décades craniorum qu’il en fait l’application.

Cette règle est connue sous le nom de Norma verticalis. Elle consiste à placer plusieurs crânes sans leur mâchoire inférieure sur le sol, de manière que tous leurs diamètres transverses du front soient en ligne, à

(1) Il est certain, ajoute-t-il plus loin, que la nature ne produit pas de pareilles têtes, et je suis persuadé que les Grecs, ni les Perses, ni les Égyptiens n’en n’ont jamais rencontré de semblables dans les individus de leur pays.

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