CHAPITRE XXVII
En somme, pour moi l’harmonie est la règle dans les véritables typesanciens, consolidés, caractérisant des races. En supposant que des types contradictoires se mélangent et se fondent, l’harmonie tendrait par le temps à se rétablir en vertu des lois de la physiologie. L’étroitesse du crâne commande l’étroitesse de la face ; l’étroitesse de la mâchoire supérieure commande l’étroitesse de la mâchoire inférieure; le resserrement dans un sens implique l’allongement ou l’épaississement dans un autre; entre les trois dimensions du crâne entier, du crâne facial, du crâne cérébral, ou d’une de leurs parties prises à part, il se produit un balancement de substance. J’ai dit que je diagnostique deux fois sur trois la forme de la tête à la forme du visage. A la courbe du maxillaire inférieur on diagnostique de même une fois sur deux à quel genre de crâne cérébral elle appartient. M. Kollmann partage du reste cette opinion, car lui-même dit qu’avec un caractère craniologique on rétablit les autres; ce que j’appelle la loi d’harmonie, il le désigne avec Cuvier sous le nom de loi de corrélation.
Certes tout cela n’est pas absolu, mais constitue un fait général qu’on ne doit pas perdre de vue» Toute infraction à la règle est à regarder à deux fois. Les types ne sont pas une œuvre d’analyse brute et de simple addition de caractères, mais une œuvre de synthèse complexe à l’aide de séries suffisantes, de provenance homogène.