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Nègres d’Afrique

C’est une surprise. Ce sont les races jaunes et celles qui en dérivent comme les Polynésiens et les Indiens des Mounds des États-Unis qui présentent la perforation le plus fréquemment. Puis viennent les Grandes- Canaries, les nègres d’Afrique et la race de l’époque de la pierre polie qui habite les environs de Paris. Alors seulement succèdent les races de la Lozère et de la Bretagne au temps de la pierre polie. Les derniers sont les Parisiens et Européens d’Amérique dont les quatre séries ne se démentent pas. Enfin, mais représentés par trop peu de cas, les habitants de l’âge du bronze en Angleterre à zéro.

Pour n’insister que sur l’Europe occidentale, faut-il en conclure que la race des Grandes-Canaries représente à son plus haut degré celle qui, mélangée à d’autres au temps de la pierre polie, présentait ce caractère, plus ou moins accusé (1)?

L’ensemble des caractères descriptifs spéciaux décrits pour la première fois par Broca, en 1860, sur les ossements des trois sujets des Eyzies et retrouvé ensuite sur l’homme de Laugerie à la même époque, sur celui de Sordes, puis plus ou moins fréquemment dans un grand nombre de stations, sont: i° aucubitus«le peu de profondeur de la cavité sigmoïde qui contraste avec le grand volume de l’olécrane et de l’apophyse coronoïde ; et immédiatement au-dessous de cette cavité une courbure antéro-postérieure assez manifeste dont la concavité regarde directement en avant, au-dessous de laquelle l’os est parfaitement rectiligne » (Broca) ; 2° au péroné, la disposition dite cannelée due à la profondeur extrême qu’acquiert sa face externe sur laquelle s’attache les longs et

(1) A. Desmoulins, Hist. nat. des races humaines , 1826, p. 304. — Congrès internat. d'Anthr. etd’Archéol. préhist. de Paris, 1867. Comptes rendus, p. 135 et 154. Discussion. — Broca, Bull. Soc. anthr ., 1865, p. 710, et Mémoires, t. II, p. 366. — J. Wyman, 4e Rapp. de Peabody Muséum . Cambridge, 1871. — P. Topinard, Anthropologie , 3e édit., 1879, p. 306.

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