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INFLUENCES DES MILIEUX ET PROFESSIONS

sance et dont j’ai parlé pour la taille, tend à rendre au corps les proportions qu’il doit avoir de par l’hérédité. Mais, de même qu’après une déformation par compression du crâne, celui-ci ne reprend pas exactement sa forme première; de même quelque chose d’analogue doit se produire au corps.

Dans l’état actuel de la science, l’anthropologie va droit au but, qui jusqu’à ce jour a presque exclusivement attiré son attention, la détermination des races ; elle mesure, prend des moyennes, mais ne songe pas assez qu’auparavant elle aurait besoin d’être fixée sur toutes les causes de variations de ces moyennes, dont nous venons de parler. Elle manque de sujets pour les races éloignées, et on ne peut par conséquent lui faire un crime de confondre, dans ses moyennes, des individus qu’elle devrait séparer en catégories distinctes. Mais l’analyse et la détermination des races ont à compter avec tous ces éléments de divergences, qu’il importerait de commencer par connaître.

C’est par conséquent ici que, dans l’ordre logique, devrait venir l’étude des proportions dans les races, et non comme nous l’avons fait dès le début.

Unité ou pluralité «les types «les proportions du corps. — Après cette étude que nous supposons terminée, viendraient les questions générales concernant les races ou mieux leurs types. Qu’en dirions-nous ? Les types de proportions du corps sont-ils en nombres limités ou illimités? Les actuels sont-ils de récente formation, les résultats de croisements, d’actions des milieux et de transformations successives ou les descendants directs de types primitifs pour la plupart éteints ou disparus? Dans le présent n’y en a-t-il que quatre ou cinq types répondant aux grands embranchements de l’humanité que nous acceptons pour y ranger les races actuelles? Auparavant quels étaient-ils en Asie, en Amérique, en Afrique? étaient-ce les mêmes.

Plus loin encore dans un passé incommensurable les suit-on, et à défaut de ceux-là en reconstruit-on d’autres par un travail comparable à celui des linguistes pour les langues mères, ou de Cuvier pour les formes paléontologiques? Aboutit-on ainsi à un ou plusieurs précurseurs? Enfin, dans cette succession de types découvre-t-on une gradation zoologique de races ou d’espèces conduisant de l’animal à l’homme européen par une suite d’échelons et confirmant ce que l’on se plaît à voir avec une netteté excessive dans les restes actuels de tous les conflits humains du passé ?

La considération des types de proportions du corps, en s’en tenant aux groupes actuels étudiés, ne confirme pas l’idée de gradation émise formellement par White, qui s’était borné à mettre en présence deux types extrêmes et ne s’est attaché qu’à un seul segment du corps. Elle ne la condamne pas non plus dans la suite des temps, mais elle en laisse la démonstration entière. Sous nos yeux, les types de proportions ne se dis-

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