‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 975 sur 980 · CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXII

comme ci-contre une série d’éléments que l’on compare ensuite entre eux par le système des indices, la longueur de la main étant = 100.

Au pied on agit de même, en ayant soin que la jambe tombe perpendiculairement sur le pied. On marque quatre points : les extrémités de la ligne métacarpo-phalangienne et les sommets des malléoles ; ces derniers comme il suit : le crayon, placé longitudinalement le long du bord interne du tibia, descend peu à peu jusqu’au sommet de la malléole, puis plus bas, toujours bien vertical jusqu’au papier où il fait une marque. De même le long de la malléole externe. Ces deux points étant réunis par une ligne comme dans la figure 229, la partie en arrière représente le talon. Ce contour est la source de comparaisons intéressantes comme à la main.

Une seule mesure reste à citer, la grande envergure importante à la fois par l’unanimité des anthropologistes à cet égard et par la facilité avec laquelle elle se prend avec un peu d’attention. C’est la longueur d’un médius à un autre, les bras étant étendus en croix, obtenue non avec le ruban qui donnerait des erreurs à cause de son extensibilité, mais avec la toise anthropométrique et deux équerres. Lorsqu’on a un mur à sa disposition, le procédé usuel est toutefois préférable. J’ai vu des personnes étendre les bras en regardant le mur ; c’est à éviter, le procédé est défectueux, la mesure varie avec la façon dont le sujet se prête plus ou moins à la circonstance. La grande envergure donne un aperçu de la longueur des membres supérieurs très satisfaisant, quoiqu’elle comprenne des éléments multiples, savoir : la longueur réelle des deux mains et avant-bras, la longueur des deux bras diminués delà quantité dont ils sont raccourcis par le plongement de la tête de l’humérus dans l’aisselle, et enfin la largeur bi-acromiale. On voudrait en tirer un parti plus sûr, qu’il faudrait retrancher de la grande envergure ce diamètre bi-acromial, mais sans oublier que la longueur du membre qui reste serait plus courte que celle mesurée les bras tombants.

Instructions pour le vivant. — L’analyse qui précède conduit à plusieurs résultats. Le premier, c’est qu’il ne faut pas confondre la longueur vraie d’un os long et les points de repère maximum qu’elle commande, avec les points de repère que cet os permet sous forme d apophyses ou de tubérosités, et à plus forte raison avec ceux qu’on est obligé d’accepter sur le vivant à l’usage soit des anatomistes experts, soit de la masse des mensurateurs de bonne volonté. Ainsi, Broca acceptait pour point de repère de l’humérus l’épicondyle qui diminue la longueur de cet os et par conséquent celle du bras correspondant ; et moi-même j’arrive à conclure que le sommet de l’olécrane est à préférer pour la généralité des mensurateurs, quoiqu’il donne moins encore la longueur totale de l’humérus. Il n’y a donc pas de correspondance possible dans tous les cas entre les^ mesures sur le vivant et celles sur le squelette.

Y a-t-il du moins possibilité de convertir les mesures ostéométriques

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