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Arcatures, du xuie siècle, décorées de peintures murales, à la catbédraU de Tournai.
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les crochets des chapiteaux et les archivoltes sont dorés ; des
anges vêtus de tuniques vertes semées de fleurs de lis d'or, ayant le nimbe et une partie des ailes également en or, et portant des banderoles avec des inscriptions relatives à la passion du Sauveur, occupent les écoinçons des arcatures.
Les sculptures et les peintures dont on décorait les écoinçons des arcatures pendant la période ogivale sont tantôt légendaires ou satyriques tantôt empruntées au règne végétal. Dans les monuments anglais du xiii^ siècle, les écoinçons sont souvent couverts de gaufrures remplies de quatre-feuilles.
A l'intérieur des grandes églises du XV® siècle, on trouve fréquemment des arcatures et d'autres
Arcade, triforium et feaêtre haute, au chœur ^ j ' i*
, ., ,. ,, ,., . , ,; ,. figures décoratives,
de 1 église métropolitaine, a M aunes, "
(xve siècle). au-dessus et au-
dessous du triforium, sur les reins des grandes arcades et le long des fenêtres hautes (fig, IDj ; quelquefois môme on en voit sur le nu des murs dans d'autres parties de l'édifice (transept des églises de N.-D. à nuy et de Saint-Hubert).
Les arcatures dont on décora les façades des monuments de premier ordre sont le plus souvent ajourées et disposées sur un ou plusieurs rangs horizontaux ; voyez ci-dessus, p. 43, la gravure représentant la façade occidentale de la cathédrale de Paris. Les archivoltes de ces arcatures sont portées par des colonnettes au xiii" siècle, et par des nervures-meneaux pendant les siècles suivants (façades de Sainte-Gudule à Bruxelles, et de Notre-Dame-du-Lac à Tirlemont). Sur le? façades des monuments moins importants, on rencontre aussi quelquefois, sous les rampants du gable, de petites arcatures dont les retombées sont reçues sur des modillons. C'est principalement dans les églises ogivales d'Italie que les petites arcatures de ce genre sont communes; voyez ci-dessus, pp. 43-44.
Dans les grandes cathédrales françaises du xiiie siècle, les soubassements des portails et des porches sont presque toujours décorés d'arcatures d'ornement évidées ou taillées dans des blocs de pierre, et non pas bâties. On dit qu'une arcature est bâtie, lorsqu'elle est composée de colonnettes rapportées et de claveaux appareillés formant, par leur assemblage, une véritable construction.
18. TrifoPiuniS. Comme nous l'avons déjà dit ci-dessus, I, p. 345, on appelle iriforiums les galeries, larges ou étroites, qui se trouvent à l'intérieur des églises, au-dessus des archivoltes des grandes arcades. Elles ont reçu ce nom à tort ou à raison — nous n'examinerons pas ce point — parce que, dans le commencement, dit-on, elles s'ouvraient assez souvent sur la nef principale par trois arcatures, ires fores ou trois portes. Dans les monuments lombards et dans la plupart des grandes églises romanes, ces galeries embrassent toute la largeur des bas côtés, et forment un véritable étage au-dessus de ceux-ci, comme on peut le voir, n. 11
en Belgique, dans la nef de la cathédrale de Tournai et à l'église de Saint-Vincent à Soignies.
Les triforiums de cette espèce ne se rencontrent plus qu'exceptionnellement dans les édifices de la période ogivale (cathédrale de Paris) ; depuis la fin du xii° siècle, on leur substitua des galeries étroites, pratiquées dans l'épaisseur de la muraille, sous les appuis des fenêtres hautes de la nef principale; voyez ci-dessus, p. 135, la gravure qui donne l'élévation et la coupe de la nef de l'église de Pamele à Audenarde. Ces galeries étroites présentent beaucoup d'avantages : d'abord elles permettent de circuler, en dedans de l'église, presque à la hauteur des fenêtres supérieures, et facilitaient autrefois la pose des tentures et autres décorations dont on avait coutume d'orner les églises aux grands jours de fête ; elles allègent ensuite, en diminuant l'épaisseur des murs supérieurs, la pression exercée sur les piles principales de l'édifice ; enfin, elles fournissent un des principaux motifs de décoration pour l'intérieur de la nef principale. Aussi tous les grands monuments élevés pendant la période ogivale ont-ils des triforiums.
Dans les cathédrales, les collégiales et, en général, dans toutes les églises qui ont le chœur entouré de bas côtés, le triforium fait le tour complet de l'édifice, tandis que, dans celles dont le chœur est dépourvu de collatéraux, il n'existe que dans la nef principale et le transept (Saint-Paul à Liège, Notre-Dame à Huy, Saint-Martin à Liège).
Le triforium communique avec l'intérieur des églises par des séries d'arcatures ajourées, ayant les mêmes tracés que les arcatures décoratives que l'on trouve sur le nu des murs sous les appuis des fenêtres basses, et que nous avons fait connaître ci-dessus pp. 155-159. Souvent, principalement au XV'' siècle, on remplit la partie inférieure de l'arcature par un garde-corps formé de trèfles ou de quatre-feuilles (ci-dessous figg. 6 et 7).
Voici (figg. 1 à 7) classées chronologiquement quelques arcatures de triforium empruntées à des édifices belges de la période ogivale :
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Tnlorium du chœur de l'cglise de l'amel , à Audeuarde (vers 1240).
Triforium de la cathédrale de Liège (première moitié du xiiie siècle).
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