‹ Eléments d'archéologie chrétienne (volume 3)Chapitre 35 sur 71 · II. VÊTEMENTS ET INSTRUMENTS DU CULTE · texte numérisé non relu

II. VÊTEMENTS ET INSTRUMENTS DU CULTE

I. Yètenieilts. Les ministres des autels se servaient-ils, dès les premiers siècles du christianisme, d'ornements liturgiques spéciaux dans la célébration des saints Mystères; — ou bien se revêtaient-ils des vêtements communs et profanes qu'on portait à cette époque dans la vie privée et publique? Ces questions ont été fortement controversées parmi les savants des derniers siècles. Deux opinions diamétralement opposées ont trouvé des défenseurs instruits.

L'opinion qui a généralement prévalu de nos jours, et qui parait aussi la mieux fondée, tient pour certain que, pendant les premiers siècles, les ornements sacrés ne se distinguaient des vêtements ordinaires ni par la forme ni par la coupe; que les apôtres et leurs successeurs choisirent pour les offices divins les habits dont faisaient usage les personnes les plus riches, telles que les sénateurs et les patriciens; enfin que ces vêtements, ordinairement plus propres et plus riches que les habits vulgaires, ne pouvaient plus être affectés à un usage profane, dès qu'on s'en était servi dans les cérémonies sacrées. Nous traiterons au chapitre suivant de la forme et et l'origine de chaque ornement en particulier.

II. llistrumeuls du culte. Nous renvoyons tout ce qui concerne les vases sacrés et les instruments liturgiques pendant les trois premiers siècles de l'Eglise au chapitre suivant, où nous montrerons l'origine et les transformations successives des différents objets servant au culte. Nous nous contentons de faire ici une seule remarque : de même qu'on emprunta, pour les ornements sacrés, les formes et les étoffes aux habits vulgaires, de même on appropria au service des autels les vases riches et précieux, destinés primitivement à des usages profanes.

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