Théodoric, ayant pris le litre de roi
d'Italie, va résider à Ravenne.
500 environ. Origine de l'ordre de sain'^ Benoît.
537. Bélisaire , lieutenant de Justinien , empereur d'Orient, occupe Rome et la majeure partie de l'Italie.
553. Narsès,autre lieutenant de Justinien et vainqueur de Téja, dernier roi des Goths, s'empare de l'Italie.
569. Les Longobards, probablement à la demande de Narsès, passent les Alpes et se fixent à Milan. Peu après ils occupent toute l'Italie, à l'exception de Ravenne, Rome et Naples.
584-628. Théodelinde, épouse d'Autharis, roi des Longobards, protège les arts et les lettres.
iv-v^ siècle. Les Francs font invasion et se fixent en Belgique.
L'architecture gréco-romaine parvint à son apogée pendant les deux premiers siècles de l'ère chrétienne. A partir du IIF elle tomba en décadence, en s'éloignant de la noble simplicité du style classique. Les thermes de Dioclétien, à Rome, et le palais du même empereur à Spalatro (Dalmatie), élevés vers la fin du II F siècle, témoignent d'une influence orientale, venue probablement de la Syrie. « L'architecture orientale, dit de Dartein en parlant de l'influence exercée en Italie au II F et au IV^ siècle par les constructions syriennes, paraît avoir, par l'exemple de ses monuments, contribué beaucoup à introduire et à répandre en Italie, depuis la fin du III^ siècle, le goût de plusieurs formes nouvelles, étrangères à l'art classique de l'Occident. La principale de ces innovations consiste dans les applications très étendues et très variées de l'arcade, soit comme élément essentiel de la construction soit comme figure décorative. » Etude sur ï architecture lombarde , i''^ part., p. 24. A la suite de ces innovations, souvent mal interprétées, l'architecture de l'Italie porta bientôt l'empreinte du mauvais goût, résultat de l'oubli des règles et des bons principes. On y vit apparaître des arcades entrecou-
pant un entablement, des colonnes sans destination utile appliquées contre les murs, élevées les unes au-dessus des autres sur des piédestaux bizarres, et surmontées d'architraves ou de corniches interrompues.
Au IV^ siècle, l'architecture dégénéra encore davantage. On se mit alors à dépouiller les monuments anciens pour en construire et décorer plus aisément de nouveaux. Sous le règne de Constantin, l'arc de triomphe érigé par le sénat et le peuple romain en mémoire de la victoire remportée par ce prince sur Maxence, son compétiteur, fut construit en partie aux dépens de l'arc de Trajan. De plus, le même empereur fit transporter à Constantinople une grande quantité de statues, de colonnes et de marbres précieux, arrachés aux édifices de Rome et d'autres villes de l'Italie. Les monuments élevés sous Constantin en Occident se distinguent par le mauvais goût et les défauts qu'on remarque dans ceux de l'époque de Dioclétien et, en outre, par une grande pesanteur.
Tel était l'état de l'architecture en Occident au moment où furent construits les premiers monuments chrétiens de la période latine. Cet état, loin de s'améliorer, ne fit que déchoir de plus en plus pendant les siècles suivants. Quelques monuments de la période latine, plus ou moins transformés à des époques postérieures, existent encore aujourd'hui en Italie, en Espagne, et dans le midi de la France; on en trouve aussi, mais en très petit nombre, dans le nord de l'Europe. Nous n'en connaissons pas en Belgique. La cathédrale de Trêves, et les égUses de Saint-Géréon à Cologne et de Saint-Servais à Maastricht sont peut-être les seuls monuments dans le voisinage de la Belgique qui possèdent encore quelques parties datant de la période latine.
Après avoir fait connaître les basiliques et les autres édifices religieux de la période latine, nous traiterons successivement des caractères architectoniques du style latin, du mobilier rehgieux et des monastères de l'Occident.