Cf. Notions générales, p
serait désirable, pour éviter des malentendus, qu'une indication précise fît connaître à tous son origine et son caractère.
§ IX. St-Pierre-in-Carcere.
La prison Mamertine est mentionnée par Tite-Live (*), qui en attribue la fondation à Ancus Martius et indique sa place « in média urbe imminens foro » ; par Pline, qui dit à propos du cadran solaire érigé dans le Comice: « Ad carcerem inclinato sidère supremam (horam) pronuntiabat. » {-) Son nom actuel n'est pas classique, il ne remonte qu'au moyenâge. Il n'a aucun rapport, quoi qu'en aient dit quelques-uns, avec celui d'Ancus Martius. Il dériverait plutôt du temple de Mars Ultor, qui au moyen-âge avait fait appeler toute cette région « forum Martis » : d'où le nom de « Marforio », donné à la fameuse statue placée maintenant dans la cour du Capitole. Dans les documents de la même époque, il est question d'une maison particulière appelée « privata 3*Ianiertini ». Le v-rai nom de la prison était « Tullianum ». A la construction d'Ancus Martius, Servius TuUius ajouta la pièce inférieure, qui auparavant était un réservoir d'eau. Salluste (^) nous en donna une belle description. Elle fut restaurée par Tibère ; l'inscription encore visible nous fournit les noms des consuls (an. 775 de Rome, 21 apr. J.-C) : G • VIBIVS • RVFINVS • M • COCCEIVS . NERVA.
Le premier souvenir chrétien qui s'y rattache est celui que rapportent les Actes des SS. Procès et Martinien. D'après ce document, du V^ siècle environ, l'Apôtre aurait baptisé ses deux geôliers avec l'eau d'une source que sa prière avait fait jaillir dans la prison. Ce dernier détail doit être imaginaire, puisque la source existait avant la fondation de la prison. Les Mirahilia y mentionnent la « privata Mamertini », et l'Itinéraire d'Einsiedeln le « fons S. Pétri ubi est carcer ejus». Quoique l'auteur de l'Itinéraire ait eu manifestement sous les yeux un plan de Rome, il ne donne pas exactement cette dernière indication. Il semble placer la prison de