Les ûiigines chrétiennes, p
2 88 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
des Acilii Glabriones. M. de Rossi (•) conjectura qu'il pouvait y avoir des liens de parenté ou de clientèle entre Clément et cette illustre famille.
L'antiquité de l'église n'est pas douteuse. S. Jérôme, qui nous en parle, quitta Rome en 385. et il atteste quelle existait déjà depuis longtemps : <; Memoriam norainis ejus usque hodie Romae extructa ecclesia custodit. » On en trouve une autre preuve dans une médaille d'esclave que Baronius vit dans la collection de Lelio Pasqualini et qui avait été trouvée à cet endroit (-). Cette médaille rappelle, sur l'une de ses faces, le « dominicum Clem.entis » : or cette expression est plus anciemie que celle de « titulus. ecclesia. basilica »; on la rencontre dans S. Cyprien (*). Enfin, au-dessous de la basilique inférieure du IV^ siècle, il y avait une ancienne maison romaine qui a été conservée pour ser\âr comme de confession.
Nous voyons en effet à St-Clément un exemple important, presque unique, de stratification monumentale.
Tout à fait en bas. au niveau le plus ancien, il y a un mur en « opus quadratum », du V*^ ou du \'P siècle de Rome, on y accède par un petit escalier qui part du fond de la basilique primitive. Des inscriptions trouvées près de là ont fait penser à M. de Rossi que cet édifice était un bureau de la monnaie; le bureau primitif était sur le Capitole, près du temple de Junon Moneta, mais il aurait pu être transporté là sous l'Empire. Au-dessus nous avons un monument de l'ère impé' riale. une maison patricienne du I"-'"^ siècle ; une statue du bon Pasteur qui y a été recueillie prouve que ses propriétaires furent chrétiens. A un niveau supérieur, une basilique ancienne sur l'origine de laquelle nous n'avons aucun document, mais qu'à cause de sa forme on peut attribuer au R'*^ siècle. Au-dessus de celle-ci s'élève la basilique du moyenâge, qui elle-même se trouve maintenant au-dessous de la rue.