PEINTURE D'J SOL'XEKRAIX DE ST MARTIN
de St-Clément et de S. Maria Antiqua. Les peintures sont malheureusement très dégradées; on aperçoit à la voûte une immense croix gemmée, sur les parois des figures du Sauveur, des Apôtres, do quelques Saintes ; elles peuvent remonter au VIP ou au \'IIP siècle.
On remarque derrière l'abside une tour du moyen-âge dont le nom et l'origine sont assez incertains. On l'a appelée tour de la Suburre, tour de Pandolphe, etc. M. Adinolfi préfère le nom de tour des Arcioni. « turris Archionum », qu'il a lu dans un document des archives Borgia. Tout près de là, la célèbre \^annoza, mère de César Borgia, possédait une
vigne dans laquelle on dit qu'Alexandre \'I a été einpoisonné Q-).
§ V. Ste-Praxède.
Nous passons maintenant dans la V*^ région civile « Esquilina ». Elle comprenait l'Esciuilin Cispius et s'étendait du « Vicus Patricius » à la porte de St-Jean-de-Latran, renfermant ainsi des villas et des jardins. Il faut y remarquer: le « Macellum Liviae », grande place située en avant de l'Arc de Gallien, près de la Via Merulana; — le « Nymphaeum Alexandri », fontaine bâtie par Alexandre-Sévère et à laquelle ont appartenu les ruines de la place Victor- Emmanuel appelées arbitrairement « Trophaea Mariana »;
— l'édifice octogonal construit près de l'enceinte et de la ligne du chemin de fer; à cause d'une statue de Minerve trouvée de ce côté au XVI"^ siècle et transportée au Vatican,
— la Minerve de Phidias avec un serpent, — on l'a appelé Temple de « Minerva medica »; mais c'était plutôt un « Nymphaeum » de la villa de Gallien (« horti Liciniani ») : le vrai temple de « Minerva Medica » devait être près de St-Pierre-aux-Liens, où ont été découverts des ex-voto en terre cuite représentant des bras, des jambes, etc.
Les églises de Ste-Praxède et de Ste-Pudentienne doivent avoir une origine commune et se rattacher à la vaste propriété que la famille de Pudens possédait au pied de l'Esquilin. Le titre de Praxède remonte sans doute au temps même des persécutions ; il est mentionné dans une inscription {^) du cimetière de St-Hippolyte (491) et dans les actes du concile tenu sous Symmaque (439). Nous savons que le titulaire sous S. Grégoire s'appelait Aventius (■^). Hadrien I" restaura l'église (*). Suivant le Liber pontificaUs, Pascal P'', qui en avait été titulaire, y fit aussi des travau.x importants : « In alium non longe demutans locum ». L'état actuel de la basilique semble bien indiquer que les colonnes et l'architrave