Suarez, cod. Vat
4. Cf. de Rossi, Inscript. christ., 1. 1, p. 105, n. 202. C'est un sujet sur lequel le regrelré M. Stevenson avait fait d'importantes études.
Gl)apitre troisième*
LA LITURGIE DES BASILIQUES (')
LE lecteur aurait une idée incomplète de la basilique chrétienne, si on n'y montrait les fidèles réunis pour la prière commune, si on ne disait quelciue chose des usages auxquels elle servait et du rôle de chacune de ses parties dans les différentes fonctions liturgiques. Cette étude ne peut être ici que très sommaire : pour la faire complète, il faudrait des développements que ne comportent ni la nature, ni le plan, ni les proportions de cet ouvrage. Aussi bien seraitil superflu de reprendre un travail déjà exécuté de main de maître (-). Ayant à décrire seulement les basiliques de Rome, je ne parlerai que de la liturgie romaine, devenue d'ailleurs par la suite, sauf quelques exceptions de portée très restreinte', la seule liturgie de l'Occident.
La liturgie basilicale plonge évidemment ses racines dans les manifestations du culte chrétien contemporaines des persécutions et même des Apôtres. Toutefois, c'est bien plus souvent par les usages postérieurs ciue par des textes de cette époque qu'il nous est donné de connaître la liturgie primitive; si « on peut relever des faits historiques très intéressants dans les documents antérieurs à Constantin, ces faits sont isolés, ces documents sont rares et rarement explicites » (^). Quelques passages de S. Paul, de S. Clément, de S. Justin, de S. Irénée, de Tertullien, de S. Cyprien, de la A'.oayr, t(Ôv à-oc-rôXwv, M et quelques indications du Liber pontificaJis, voilà, avec les peintures et- les inscriptions des catacombes, tous les documents.
1. Ce chapitre m'a été'fourni en entier par M. Dufresne, p. S. S. (H. M.)
2. Duchesne, Ona-ines du culte chrétien, i vol. in-8", Paris, Fontemoing, 2'= édit.. 1099. Puisées aux mêmes sources documentaires, mes explications seront forcément plus d'une fois le résumé de celles du savant historien.