Ep. IV. I {P. L., t. L. col
4- « Vestes etiam sacerdotales per incrementa ad eum qui nunc habetur auctae sunt ornatum. Xam primis temporibus communi indumento vesiiti missas agebant. » Walfrid Stvabon, Liber de exordiis et incremenlis quarundum in ohervationibus ecclesiasticis rernm, c. XXIV (P. L., t. CXIV, col. 952).
Sans entrer dans de trop longs détails, je dois dire au moins quelques mots des divers vêtements et de leur origine propre.
Le citoyen romain avait pour premier vêtement la « tunica », robe de couleur blanche, longue et à manches étroites, quelquefois serrée à la taille par une ceinture, souvent ornée de deux bandes de couleur foncée, « clavi », qui descendaient des épaules jusqu'aux pieds. Le « colobium », ou « dalmatica», n'en différait que par les manches, plus courtes et plus larges. On le passait sur la tunique. Sur ces deux pièces du vêtement ou sur la simple tunique on jetait un manteau, soit la « toga », qui était le vêtement distinctif des Romains, soit le « pallium » que portaient les philosophes et savants de tous pays. Vers le IV siècle, ce manteau fut remplacé par la « paenula ». Le « pailium » avait à peu près la forme de nos chapes liturgiques, il s'agrafait sur l'épaule droite. La toge était une longue et large bande d'étoffe que l'on disposait autour du corps d'une manière assez compliquée en la faisant passer successivement sur les deux épaules et en lui faisant former sur la partie antérieure du corps des plis très élégants. La «paenula » ou planète, beaucoup plus simple, ne se composait que d'une pièce d'étoffe percée en son centre d'une ouverture pour passer la tête. La tunique et la planète sont devenues, presque sans modification, l'aube et la cha: subie modernes. La dalniatique est restée à peu près ce qu'elle était. L'amict sert de complément à l'aube, couvrant le cou que celle-ci laissait découvert.
L'étole et le manipule ont une origine commune. Ils sont des transformations, non de parties du vêtement, mais des serviettes et mouchoirs que dans certaines cérémonies on portait soit sur l'épaule soit à la main ou sur le bras. Les <: camilli >\ serviteurs qui assistaient les ministres des sacrifices païens, sont souvent représentés avec cet objet. Il n'est pas étonnant qu'on l'ait attribué comme un insigne aux diacres, qui étaient, eux aussi, les serviteurs des prêtres.
Jusqu'ici les auteurs sont à peu près d'accord, mais ils se divisent quand il s'agit de déterminer l'origine du « pallium » ecclésiastique. Suivant les uns, « cet insigne paraît remonter