I. Theatrum Urbis Romae, Cod. Barberin. 1057, xxx
doute placée au-dessus d'un arcosole, et assez grande, car les deux fragments que nous en avons ne se rejoignent pas. Sa paléographie permet de le rapportei à la fin du III^ siècle ou au commencement du IV^. Voici en caractères communs le texte de deux fragments, aujourd'hui fixés dans la crypte historique vis-à-vis de la peinture du crucifix :
âepoSirVS IN Facelll qXl BISSIT AKNOS/// ///SA QVIM/// ///RaVRI/// ///E///
////// //'ASEN PETRVQVI/// ///QVI RECEISDVL/// (sic) ///AD DOiMNV Yaknliinimlll ///RECESIT DVII KALENDAS Augus TAS BRVCIA REFRIGERÎ ///TIBI Yalenimus
L'orthographe est fort défectueuse. Évidemment l'inscription mentionnait plusieurs personnes. La seconde partie nomme le saint local près duquel elles étaient enterrées, « ad domnum Valentinum », et lui demande pour elles le repos éternel désigné sous le nom fréquemment usité de € rafraîchissement ». Elle a donc une importance dogmatique, puisqu'elle fait allusion et à la prière pour les morts et à l'intercession des Saints.
Une grande plaque de marbre, posée sur le sol au fond de la principale galerie, dut servir de « mensa » à un arcosole du cimetière souterrain. Dessus est gravée une inscription que je juge du III" siècle à cause de la paléographie et de la présence de l'ancre, symbole antique de la croix ; CAESONIAE . KICAE • CONIVGI • DVLCISSIMAE CAESONIVS . CANDIDIANVS • MARITVS (Ancre)
VIRGINIAE • PVDICAE • FIDELI • ET • CAESONII NARCISSVS . ET • HERACLIA • PARENTES • FILIAE PIENTISSIMAE • Q,VAE . VIXIT • ANN • XVI . M • V • D • XX BENEMERENTI • FECERVNT • CVSA • DVLCIS
A la fin de l'épitaphe, un hellénisme: « cusa » pour « cura ^ ou « cora », jeune fille. Le marbre fut plus tard emploj'é pour fermer un tombeau du cimetière à fleur de terre, et au dos fut tracée cette autre inscription :
FILIA ADEODATA VIRGO QVE vixit ANNOS XXII DEPOSITA ES SE.v/o NONAS IVLIAS SESTILIV5 et jeli CISSIMA SI VIBVM EMER««i Voici une autre inscription qui, suivant moi, fut primitivement dans le souterrain :
CRESCENTIAN/// VIXSE ANNVS II ET MESIS . IIII DEPOSITVS VI -^ K
I.e mot VIXSE est presque identique au mot italien correspondant, « visse ». Le nom du mois a été omis, peut-être par oubli. Le monogramme ^ € Jésus Chrîstus » est antérieur au monogramme constantinien ^.
Les trois fragments suivants, qui font maintenant partie de la collection du Campo Santo teutonique, ont dû appartenir au cimetière de St-Valentin :
EMET SIBI LEontius locum AB ACILLINE FOSSORE
LIBERV/// ///AMDEDIT LOCVM Emit /irOCENIE