‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 232 sur 365 · I. Cf. Hinéraire des catacombes^ p · texte numérisé non relu

I. Cf. Hinéraire des catacombes^ p

STE-PRAXÈDF. 329

dont le portrait ressemble assez à celui de S" Maria Antiqua, et huit saintes. Les deux bustes de papes qui sont au bas ont été tellement retouchés qu'il est impossible de les îden-

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tifier. Deux autres bustes, tout en haut, représenteraient, suivant quelques-uns, Pudens et Pa^tor.

La décoratioD intérieure de la chapelle est splendide. An

centre de la voûte oa voit le portrait du Sauveur dans un cercle soutenu par quatre anges ; sur la paroi qui fait face à l'entrée, la T. Ste Vierge et S. Jean-Baptiste de chaque côté d'une fenêtre ; au-dessous, Notre-Seîgnear descendant dans les limbes, à peu près dans le même style que la compo* sitioo analogue de St-Clément ; au-dessous encore, dans une

VOUTE DE LA CHAPELLE ÉK ST-ZâNON.

niche vitrée, la T. Sle Vierge portant l'Enfant Jésus sur ses genoux, Ste Praxèdeet Ste Pudenlîenne: cette mosaïque est tris probablement antérieure à celles du pape Pascal. Sur la paroi gauche nous retrouvons encore ces deux saintes ainsi que Ste Agnès, quatre cerfs entourant l'Agneau divin de-

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bout sur une colline, et de nouveau la T. Ste Vierge avec Ste Praxède.Ste Pudentienne et la mère de Pascal I", f Theodora episcopa ». Il est remarquable que cette dernière porte le nimbe carré, quoiqu'elle fûtdijà morte, comme Urbain II dans l'oratoire du < Sancta sanctorum >, Sur la paroi de droite on a représenté Notre Seigneur entre S. Zénoa et S. Valentin, et au-dessus S. Jean, S. Jacques et S. Andié. Enfin au-dessus de l'entrée S. Pierre et S. Paul regardent

im trône vide : c'est la seine de Viv.ita.'^iix, que nous voyons dans d'autres églises. Le pavé est en < opus tessellatum >, ai) milieu duquel est placé un grand disque de porphyre. Les magnificences de cette chapelle l'ont fait surnommer € hortus paradis) >. On l'appelait aussi € oratorium S. Marine liberatricis y.

On vénère dans la chapelle de St-Zénon la Colonne dite de la Flagellation. Quand le cardinal Jean Colonna dirigea, sous

Honorius III (1219), la V^ croisade, à laquelle eut part S. François d'Assise, il voulut rapporter de Terre Sainte une relique précieuse, et choisit de préférence celle-ci qui rappelait son propre nom; il la plaça dans son église titulaire. C'est une colonne de marbre précieux (€ diaspro sanguignol); plusieurs fragments en ont été détachés ; l'anneau de fer fut donné à S. Louis, roi de France, qui en retour offrit à Ste-Praxède, où on les voit encore, trois épines de la Ste Couronne dans un riche reliquaire. Cette colonne était vénérée de temps immémorial dans l'église du Cénacle sur le mont Sion ; c'est d'elle peut-être que parlent S. Jérôme ('), S. Grégoire de Tours (2) et un catalogue de reliques reproduit à la suite des œuvres du vénérable Bède (^). Une autre colonne, appelée aussi de la Flagellation, est actuellement honorée dans l'église du St-Sépulcre : suivant le P. Vanputelli (4), ce pourraient être deux parties du même monument. Elles ne se ressemblent d'ailleurs ni par la matière ni par les dimensions. Le même auteur reculerait à peine devant l'hypothèse étrange d'une double flagellation.

Une relique apocryphe conservée aussi à Ste-Praxède, est un très ancien portrait du Sauveur: S.Pierre, d'après la légende,rauraît donné à Pudens.La peinture est aujourd'hui tout à fait effacée. Sur le cadre byzantin on lit les mots: IC XC 0 €B€Pr6T7iC, « Jésus-Christ le bienfaiteur >.

La confession date, comme on l'a déjà dit, de la grande restauration de Pascal I^^* ; les murs en ont été bâtis avec des pierres enlevées aux catacombes. En entrant, nous voyons à droite le sarcophage de Ste Praxède ; à gauche, deux autres sarcophages, dont l'un orné de belles sculptures du IV^ siècle représentant un buste de femme, Jonas et deux figures du bon Pasteur. L'autel du fond est décoré d'une peinture du IX® siècle, la T. Ste Vierge avec Ste Praxède et Ste Pudentienne. C'est l'autel qui se trouvait ancien-

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