Cf. de Rossi, Inscript, christ. , t. II, p. I*. p
La chapelle souterraine, dédiée à Ste Hélène, est très célèbre. C'est la partie la plus ancienne de l'édifice. D'après l'inscription qu'a placée dans un des escaliers qui y conduisent le cardinal Carvajal, nous savons le nom qu'elle avait au XV^ siècle et la tradition qui s'y rapportait :
SACRA VLTERIOR CAPELLA ^ DICTA HIERVSALEM • Q • BEATA HELENA MAGNI CONSTANTINI MATER HIERO- SOLYMA REDIENS ANNO DOMINICCCXXV DOMINICI TROPHEI INSIGNIIS REPERTIS IN PROPRIO EAM CVBICVLO EREXE- RIT • TEKRAQ SANCTA MONTIS CALVARIE NAVI INDE ADVECTA SVPRA QVAM CHRISTI SANGVIS EFFVSVS FVIT REDEMPTIONIS HVMANAE PRAECIVM CVIVSQ VIGORE IN CELESTEM HIERVSALEM lERO TALIBVS ADITVS PATVIT AD PRIMVM VSQ INFERIOREM FORNICEM REPLEVERIT EX QVO SACELLVM IPSVM ET TOTA BASILICA AC VNIVERSA VRBS SECVNDA HIERVSALEM MERVIT APPELLARI, etc.
Suivant le P. Grisar ('), elle rappelle le petit oratoire souterrain qui existait dans la basilique de la Croix sur le Golgotha, ou plutôt l'un des deux, car l'Itinéraire de Ste Sylvie, décrivant l'état du monument au IV« siècle, mentionne deux chapelles, l'une € ante crucem >, l'autre f post crucem >. Les mosaïques de la voûte, qui remontaient peut-être au V« siècle, ont été mal restaurées et transformées au XVIc.
Le Liber pontificalis raconte que Ste Hélène transporta à Rome, dans cette basilique, de la terre du Calvaire et du bois de la vraie Croix retrouvée par elle en 327. Certains auteurs, s'appuyant sur le silence d'Eusèbe, nient cette invention. L'argument, purement négatif, ne tient pas devant les témoi* gnages positifs que nous en avons. Ainsi S. Cyrille, né en 315 et évéque de Jérusalem en 351, écrit à l'empereur Constance : € Tempore quidem Deo amicissimi ac feKcis recordationis Constantini patris tui salutare crucis lignum in Hierosolymis est repertum > (»). Comment pouvait-il donner