SAINT-LAURENT
dans un fragment du musée de Lalran l'inscription du pape Zosyme, qui mourut le jour de Noël,
NATALI VENERando advenienTEQVE SACRATO ('). .Le pape Pelage II restaura la basilique à l'occasion de la translation ducorpsdeS.Étienne.deConstantinople à Rome; il ajouta les deux dernières colonnes, orna de mosaïques l'abside et l'arc triomphal. On y voit représentés le Sauveur, S. Pierre et S. Paul, S. Laurent, S. Etienne et S. Hippolyte,
I. Cf. Biillff.. 1881, p. g3îq.. — Mnraixhi, Guida 1//I musée crisHatmiateraKeiiie,
Pelage II, Jérusalem et Bethléem. L'inscription de l'arc triomphal fait allusion au supplice de S. Laurent :
^ MARTYRIVM FLAMMIS gf OLIM LEVITA SVBISTI ^ IVRE TVIS TEMPLIS ^ LVX BENERANDA REDIT ^
La partie supérieure, refaite en 1860 d'après les manuscrits, rappelle l'invasion des Lombards et les travaux de Pelage :
DBMOVIT • DOMINVS r TENEBRAS • UT . LVÇE • CREATA HIS • QVONDAM • LATBBRIS • SIC • MODO • FVLGOR • IN EST ANGVSTOS • ADITVS • VENERABILE • CORPVS HABEBAT HIC • VBI • NVNC • POPVLVM • LARGIOR • AVLA • CAPIT ERVTA • PLANITIES • PATVIT • SVB • MONTE • RECISO ESTQVE • REMOTA • GRAVI • MOLE • RVINA • MINAX
PRAKSVLE . PELAGIO • MARTYR • LAVRENTIVS . OLIM TEMPLA • SIBI • STATVIT • TAM • PRETIOSA • DARI
MIRA- FIDES ' GLADIOS • HOSTILES • INTER • ET •IRAS PONTIFICEM • MERITIS • HAEC • CELEBRASSE • SVIS
^ • MODO 'SANCTORVM • CVI • CRESCfiRE • CONSTAT • HONORES FAC • SVB . PACE • COLI • TECTA • DICATA - TIBI
A cette dernière inscription font suite les deux vers : -i: martyrium flammis, etc. »
* Les deux basiliques restèrent séparées jusqu'au XI II* siècle. Honorius III les réunit (12 18) en détruisant les absides et en faisant de la basilique constantinienne la confession de l'église de Sixte III, ce qui obligea d'exhausser le < presbyterium >. De cette époque datent le portique et la belle frise en mosaïque qui court au-dessus de ses colonnes. L'agneau divin est figuré deux fois dans les médaillons qui en occupent le centre ; dans un troisième, à droite, l'artiste a représenté S. Laurent portant la croix (l'art ancien lui donne souvent cette caractéristique), Honorius III et un autre personnage à genoux ; dans un autre, à gauche, Notre-Seigneur entre deux Saints, sans doute S. Laurent et S. Etienne.
La décoration intérieure de la basilique ne fut achevée que sous Alexandre IV, l'an 1254, ainsi qu'en fait foi une ins-
Éltfm. d'arcfaéoL chrét. — III. 31
criptton tracée sur le banc du clergé, à droite : ^ XPI NAS-
CENTIS IN SECVLV VERO MANENTIS î ANNVS MILENVS QVINQVAGENVS QVARTVS ET DVCENTENVS. La chaire
pontificale, les ambons, le chandelier pascal, le pavé, sont l'œuvre des célèbres marbriers romains du XIII« siècle. L'autel appartenait à une restauration antérieure, du XII^ siècle ; les artistes qui l'ont exécuté ont gravé à l'intérieur du € ciborium > leurs noms et la date de leur travail :
i|< lOHS PETRVS ANGLS ET SASSO FILII PAVLI MARMORII HVI' OPIS MAGISTRI FVER
(Johannes Petrus Angélus et Sasso filii Pauli marmorarii hujus operis magistri fuerunt)
^ ANN • D • MCXLVIII EGO HVGO HVMILIS ABBAS HOC OPVS FIERI FECI.
On employa pour ces travaux des marbres funéraires tirés du cimetière voisin ; une des pierres de Tambon de l'Évangile porte l'inscription d'un VICTOR praesb • titvli NICOME(dîs).
Le monument sépulcral que l'on voit à droite de la porte d'entrée est de même style, mats un peu postérieur. C'est le tombeau du cardinal Guillaume Fieschi,neveu d'Innocent IV
(>î< 1256) : HIC REQVISCIT CORPVS GVILIELMI SANCTI EYSTA- THII DIACONI CARDINALIS NEPOTIS QVONDAM FELICIS RECORDATIONIS DNI INNOCENTII PAPE QVARTI EX PROGE- NIE COMITVM LAVANTE ORTI CVIVS ANIMA REQVIESCAT IN
PACE. Le sarcophage sur lequel est gravée cette inscription est un sarcophage antique orné de bas-reliefs représentant un mariage. Dans la peinture qui est au-dessus, Notre- Seîgneur est assis entre quatre Saints : S. Laurent qui présente le pape Innocent IV, et S. Hippolyte ; S. Etienne présentant le cardinal Fieschi, et S. Eustache. Les fresques qui font pendant à celle-ci, de l'autre côté de l'entrée, se rapportent au martyre de S. Laurent et de S. Sixte II.
Examinons maintenant quelques monuments de la basilique constantinienne ; à droite sur la paroi, on peut remar-
quer une longue et importante inscription où est invoquée en faveur de la défunte Cyriaque l'intercession des martyrs :
CVIQVE PRO VITAE SVAE testlMONIVM SANCTI MARTYRES APVT DEVM ET ^ ERVNT ADVOCATI (I V« siècle) ; puis
l'inscription, très remarquable aussi, de Sabinus qui, archidiacre comme S. Laurent, voulut avoir son tombeau sous le portique de l'église plutôt que de chercher, comme d'autres, à se rapprocher matériellement des restes du martyr (V« siècle) :
SEPVLCRVM SABINI ARCHIDIACONI ALTARIS PRIMVS PSR TBMPORA MVLTA MINISTER
ELEGI SANCTI ^ lANITOR ESSE LOCI NAM TERRAM REPETENS QVAE NOSTRA PROBATVR ORIGO \ HIC TVMVLOR MVTA MBM6RA SABINVS HVMO n\lL IWAT IMMO GRAVAT TVMVLIS HAERERE PIORVM
WnCTORVM MBRITIS gf OPTIMA VITA PROPB EST COrlpORE NON OPVS EST ANIMA TENDAMVS AD ILLOS qUlAE BBNE SALVA POTEST CORPORIS ESSE SALVS
ast ego|QVi vocB psalmos modvlatvs et ARTE
RSIS CECINI ^ VIRBA SACRATA SONIS HIC POSVI SEDES IN LIMINB PRIMO
dive corporis
surgendi 1
rEMPVS CERTVS ADESSE CnfO
jam tonat angelico reso|NANS tvba caelit|us ore et vocat ut scandant castra superna pios at tu Laurent! martyr levita Sabinum levitam angelicis nunc quoque junge choris (')•
L'inscription placée entre les deux précédentes est Tépitaphe de Landolphus (f 963), parent de la célèbre € senatrix > Marozîa et du pape Jean XII («). Elle a d'autant plus
1. Ces derniers vers nous ont été conservés par les collections épigraphiques.