‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 358 sur 365 · Lia. pontif. édil. Duchcsne · texte numérisé non relu

Lia. pontif. édil. Duchcsne

changea un peu la position du sarcophage du martyr qui, lors de la construction de la basilique, avait été laissé à sa place primitive, € ex obliquo aulae >, et plaça dans l'abside une inscription qui nous est connue par l'Itinéraire d'£insiedeln : € Ob insigne meritû et singulare beati Panchratii nàartyris beneficium basilicam vetustate confectam extra corpus martyris neglecti antiquitatis extructâ Honorius êps Dî famulus abrasa vetustatis mole ruinaq. minante a fundamtis noviter plebi Dl construxit et corpus martyris quod ex obliquo aulae jacebat altari insignibus ornato metallis proprio loco coUocavit > (<)• Le corps n'a)rant jamais été transporté à l'intérieur de la ville, ce tombeau resta toujours en grande vénération : c'est ce qui explique comment on a concentré là au moyen-âge tous les souvenirs chrétiens de la voie Aurélienne.

De l'ancienne basilique il ne reste presque plus rien. On voit au musée de Latran quelques fragments de mosaïque ayant appartenu à l'ambon, avec l'inscription en vers rimé du XI* ou XIP siècle:

Qui legit attendat ad quid sacra lectio tendat.

L'édifice actuel date du XVIP siècle : la façade et l'autel ont été faits par ordre du cardinal de Torres (1609), l'abside par les soins du cardinal Vidoni (1673^ Les quatre colonnes qui entourent le sanctuaire proviennent de l'ancienne église, ainsi qu'une colonne isolée qui, d'après la tradition locale, aurait servi de support àTambon. Une autre restauration eut Heu en 1765. Placée à l'entrée de la ville, la basilique fut deux fois, en 1798 et en 1849, profanée et pillée par les révolutionnaires. Les reliques du martyr ont même été dispersées dans la première de ces profanations.

Un escalier moderne conduit de la basilique au cimetière. Près de la porte d'entrée de ce dernier on voit une inscription du XV' siècle : IN aditv hvivs catacvmbae decol- LATVS FVIT S. PANCRATIVS. C'est une indication tout à fait arbitraire, nous ignorons le lieu précis du martyre de S. Pan-

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