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LES INVASIONS BARBARES. IOS

ceux de St-Sébastien, de St-Laurent, de St-Pancrace, de St Valentin ; les autres avaient été abandonnés, on n'en connaissait plus l'entrée; ceux de St-Pierre et de St-Paul avaient été de bonne heure absorbés par les basiliques. Près des quatre premiers il y avait des monastères, dont les religieux étaient comme les gardiens des tombeaux. On ne tarda pas à faire de grandes confusions sur les anciens cimetières : l'imagination populaire réunit à St-Sébastien tous les souvenirs des cimetières de la Via Appia et de la Via Ardeatina; à St-Laurent, tous ceux des cimetières de la Via Tiburtina; à St-Pancrace, tous ceux de la Via Aurélia. Celui de St- Valentin fut très fréquenté. Un document du X e siècle, conservé dans la Chronique de St-Michel ad Mosam (*), nous raconte la visite d'un pèlerin venu à St- Valentin pour demander des reliques. Le cimetière est appelé € coemeterium ubi semper ardent lampades. Le pèlerin reçut de l'abbé du monastère le corps de S. Calixte, qu'il appelle pape et martyr, et qui était peut-être celui d'un évêque de ce nom que nous savons avoir été en relations avec S. Valentin. Les documents du XI e siècle sont les derniers qui nous parlent des catacombes romaines.

Nous arrivons à la fin de ce résumé historique, introduction nécessaire à l'étude des monuments chrétiens de Rome. Après le IX e siècle, nous entrons dans le moyen âge; les monuments que l'on rencontre ne relèvent plus, à proprement parler, de l'archéologie chrétienne.

i. Mabillon, Vet. analecta, p. 350 sq. Cf. Maruchi, // cimitero e la basiliea di S. Valentino, p. 13a sq.

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