‹ Éléments D'archéologie ChrétienneChapitre 120 sur 307 · P. G.,L V, col · texte numérisé non relu

P. G.,L V, col

(H-M-H-N-S-)»» lisons-nous sur beaucoup de monuments funéraires ; et encore : « Hoc monumento dolus malus abesto », et même : « Hoc monumento dolus malus et jurisconsulte abesto. » Le tombeau était consacré à la famille et à ses clients : « Sibi suisque, libertis libertabusque posterisque eorum K Le terrain, Y € area >, était entouré de cippes ou de murs grossiers, « maceriae, area maceria clausa » ; sa mesure était souvent indiquée sur les monuments : « In fronte pedes N., in agro pedes N. ». Son étendue pouvait être très grande; nous savons par les inscriptions que parfois il renfermait un jardin, un puits, des maisons constituant le domaine funéraire, avec des salles à manger où se donnaient les festins à l'occasion des anniversaires. De semblables indications nous sont fournies par les testaments dans lesquels les propriétaires des tombeaux ordonnaient des cérémonies pour perpétuer leur souvenir; une pièce de ce genre, possédée par la Bibliothèque de Bâle, donne un inventaire des meubles qui devaient orner les chambres des tombeaux.

Cette législation, ces usages funéraires, favorisaient l'établissement de tombeaux chrétiens libres, disposés en vue de réunions liturgiques. Il s'en établit en effet pendant le I er et le II e siècle. C'étaient des cimetières privés, mais où de riches propriétaires admettaient les corps des autres fidèles plus pauvres. On peut croire que dès l'origine on mit les cimetières en relation avec les centres de réunions, comme cela eut lieu certainement au III e siècle, quand les titres eurent été constitués.

Il n'est pas impossible de distinguer ce qui reste des cimetières de cette première période. Le plus ancien semble avoir été le cimetière de Priscille sur la Via Salaria, qu'il n'est pas téméraire de faire remonter à l'âge apostolique. De nombreuses inscriptions peintes en rouge témoignent qu'il est d'une grande antiquité. Un des noyaux primitifs fut l'hypogée du consul Manius Acilius Glabrio, mort en 94 ou 95 ; on y voit les inscriptions en grec et en latin de plusieurs membres de sa famille.

Les cryptes de Lucine, sur la Via Appia, sont situées au-

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