Petite pièce de monnaie
2. On a trouvé tout récemment dans les galeries souterraines des inscriptions du V* et même du VI e siècle. La règle générale n'en reste pas moins vraie pour la grande majorité des tombeaux.
facile de distinguer ces peintures de celles qui sont contemporaines des tombeaux. Les peintures primitives sont symboliques et se trouvent même sur les tombeaux des simples fidèles : les peintures plus récentes n'ornent, en général, que les tombeaux des martyrs et sont surtout décoratives. Néanmoins on en voit, même au VI e siècle, sur quelques tombeaux de simples particuliers.
Si les catacombes cessent, au V e siècle, d'être les lieux ordinaires de sépulture, elles n'en continuent pas moins d'être visitées pendant plusieurs siècles encore, comme lieux de pèlerinage. Les pieux pèlerins ont laissé en maints endroits le souvenir de leur passage, leur nom, une invocation, une prière, tracé à la pointe sur l'enduit des parois. Ces inscriptions à la pointe ou « graffiti » se retrouvent dans toutes les catacombes et fournissent souvent de précieux renseignements. On y lit des expressions comme celle-ci : « In mente habete, » €IC MNGIAN GXGTG, etc. On en voit, par exemple, une de l'an 375, assez importante, dans le cimetière de Priscille ; elle nous parle de libations faites sur les tombeaux :
IIH IDVS FEBR
///CONSS GRATIANI III ET EQVITI ///FLORENTINVS FORTVNATVS ET ///LIX AD CALICE BENIMVS
L'entrée de la chambre des papes, à St-Calixte, en est couverte ; il y en a aussi un grand nombre dans la crypte récemment découverte des SS. Pierre et Marcellin. Les inscriptions de ce genre ne peuvent en aucune manière être confondues avec les grandes inscriptions sépulcrales ni avec celles qui ont été tracées sur la chaux fraîche des « loculi » (*).
3 II. La propriété corporative des Églises chrétiennes ( 2 ).
Au commencement du III e siècle, les catacombes prirent