Infr. t l. m, c
a. Cf. de Rossi, Roma sott. % t. I, p. 101-108 ; DulletUno, 1864, p. 25.32; 1865, p. 89-99 ; — p « Allard, Histdesperséc., t. II, ch. 1, et Append. A et B ; — Duchesne, Les origines chrétiennes % c. XXIII, § 4.
Il8 ÉLÉMENTS D'ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
une extension considérable. Le nombre des chrétiens augmentait. Il était naturel qu'ils développassent les galeries de leurs cimetières.
Il est certain que pendant le III e siècle certaines catacombes ont été possédées, non plus par des particuliers, mais par TÉglise elle-même. Nous en avons les preuves soit dans Tédit de 313, soit dans le fait des confiscations opérées sous Valérien(2S8)et Dioclétien(303),et suivies de restitutions sous Gallien et Maxence. L'édit de Milan rend aux chrétiens les églises et les cimetières qui leur appartiennent « ad jus corporis eorum » ('). L'édit de l'empereur Maximin Daza, publié la même année (3 1 3) et rapporté par Eusèbe ( 2 ), donne des ordres analogues aux gouverneurs des provinces. A l'époque même des persécutions, Gallien avait fait une restitution semblable ; Eusèbe (3) la place en 259, immédiatement après la persécution de Valérien (258). Le Liber pont ïficalis atteste le même fait dans la biographie du pape Denys : « Hic prèsbyteris ecclesias divisit, et cimiteria, et parochias dioeceses restituit. » Gallien, dit encore Eusèbe, écrivit à plusieurs évêques pour leur permettre de reprendre leurs cimetières, « ib. twv xaXojjxévwv xo'.|X7}TT,pi(i)v '/<•>?'•* » . Aurélien fit rendre à Tévêque légitime d'Antioche les propriétés usurpées par Paul de Samosate. Il connaissait si bien les propriétés des chrétiens, que dans un discours adressé aux sénateurs et rapporté par Vopiscus, il leur reprochait de n'avoir pas consulté les livres sybillins, « quasi in christianorum ecclesia, non in templo deorum omnium tractaretis » (4). De même on lit dans la vie d'Alexandre Sévère, écrite par Lampride : « Dicebatque grave esse, cum id (la publication des noms) christiani et Judaei facerent in praedicandis sacerdotibus qui ordinandi sunt, non fieri in provinciarum rectoribus quibus fortunae hominum committerentur » ( 5 ). Enfin nous savons
t. Stipr,, p. 70.
2. Euseb , Hiiteccles. t ix, 10 [P. G., t. XX, col. 832-836).