Cf. Willmans, Exempta inscript, latin., t. I, p
Dans les colombaires, les « socii » achetaient une ou plusieurs places, « ollae », qui étaient généralement distribuées par le sort, « ex sorte », quelquefois d'une autre manière, « sine sorte ».
Au II e siècle, vers l'époque d'Hadrien, il existe notamment des sociétés funéraires qui sont en même temps religieuses et forment comme des confréries (*) :
COLLEGIVM CVLTORVM DIANAE ET AKTINOI
COLLEGIVM 10 VIS CERNENI
LOCA SEPVLTVRAE CVLTORVM HERCVLIS VICTORIS
CVLT0RE8 HERCVLIS SOMNIALI»/// 8IBI ET POSTERIS S VIS///
TVTILIAE • LÀVDICIAE
CVLTRICES • COLLEGE
FVLGINIAE
Jusqu'à la fin du II e siècle, ces collèges funéraires ont été autorisés seulement dans la ville, et interdits au dehors, où ils auraient pu servir de prétexte à des réunions politiques. Septime-Sévère les permit, à certaines conditions, dans toute l'étendue de l'Empire, ainsi que nous l'apprend le Digeste ( 2 ) : « Quod non tantum in Urbe, sed et in Italia et in provinciis locum habere divus Severus rescripsit ». Dès lors on les rencontre partout, portant soit le nom d'une divinité, soit celui du fondateur du collège : <L Collegium quod est in domo Sergiae Paulinae », — « Collegium eorum qui una epula vesci soient » ( 3 ). Plusieurs de ces collèges étaient destinés aux pauvres qui ne pouvaient avoir de tombeaux de famille :
i. Cf. Willmans, Exempta inscript, latin., t. I, p. no, 114, 1x5.
2. f Mandat is princi pâli bus praecipitur praesidibus provinciarum, ne patiantur esse collegia, sodalicia, neve milites collegia in castris habeant ; sed permittitur tenuioribus stipem menstruam conferre, duni tanien semel in mense coeant, ne sub praetextu hujusmodi illicitum collegium coeat : quod non tantum in urbe» sed et in Italia et in provinciis locum habere divus quoque Severus rescripsit. Sed religionis causa coire non prohibentur, dum tamen per hoc non fiât contra senatus consultum quoillicita collegia arcentur. » Dig. % 1. XLVII, tit. 22, n. I.