Wilmanns, op. cit., p
De Rossi confirme aussi son hypothèse par une inscription découverte en Algérie, près de la ville de Cherchell, l'ancienne Caesarea Mauritanea, et déposée au Musée d'Alger ( J ). Cette inscription s'exprime ainsi :
AREAM AT SEPVLCRA CVLTOR VERBI CONTVLIT ET CELLAM STRVXIT SVIS CVNCTIS SVMPTIBVS
ECLESIAE SANCTAE HANC RELIQVIT MEMORIAM |ACJ> SALVETE FRATRES PVRO CORDE ET SIMPLICI EVELPIVS VOS SATOS SANCTO SFJKITV
ECLESIA FRATRVM HVKC RESTITVIT TITVLVM • M • A • I • SEVERIANI C • V • EX IKG • ASTER I
Un chrétien, Evelpius, « cultor Verbi », a donc fondé un lieu de sépulture, « aream ad sepulcra >, et bâti une € cella » dans ce domaine funéraire. Le monument a été laissé à l'Église. L'inscription ayant été brisée, la communauté la restaura. « Ecclesia fratrum » pouvait être alors le nom de la société chrétienne d'Afrique ; ou bien peut-être s'appelaitelle « Collegium Cultorum Verbi » ( 2 ).
Enfin le catalogue philocalien paraît indiquer que les noms des papes, chefs de la communauté chrétienne, ont été officiellement connus des autorités romaines. Ce catalogue, qui mentionne les dépositions des papes de 254 à 354, et les deux tables de dépositions d'évêques et de martyrs qui s'y trouvent annexées, semblent en effet avoir la même origine que le catalogue parallèle des préfets de Rome ; ils ont dû être extraits, sous Libère, des archives de la ville. Or nous savons que les collèges funéraires, pour être reconnus, devaient fournir le nom de leur syndic. Dans la communauté chrétienne, c'était naturellement l'évêque: à ce titre, le pape Zéphyrin avait pu préposer officiellement S. Calixte à la garde du cimetière de la voie Appienne, ainsi que le rapportent