Cf. de Rossi, Bullet. di arch. crist., 1864, p
les Philo sophumena. On en conclut que les Archives conservaient les noms des évêques de Rome comme chefs de T « Ecclesia fratrum », et présidents du collège funéraire chrétien.
II n'est d'ailleurs pas nécessaire d'admettre que dans tout l'Empire l'Église ait été reconnue comme une société unique; il serait même difficile de le supposer. Il est croyable que la communauté chrétienne de chaque ville formait une société particulière, plusieurs peut-être, sans que l'autorité pût soupçonner les liens qui unissaient chacune d'elles aux autres sociétés de même nature. De plus, cette nouvelle forme de propriété n'empêchait pas l'existence de cimetières privés, dans lesquels, au moment des persécutions, purent être transférés et momentanément cachés les corps de certains martyrs, comme ceux des SS. Pierre et Paul le furent dans la Platonia.
Telle est la solution de J.-B. de Rossi, adoptée par le plus grand nombre des historiens et des archéologues.
Mgr Duchesne ( x ) ne la trouve pas suffisamment prouvée ; elle lui paraît même assez invraisemblable. Suivant lui, la propriété collective des cimetières chrétiens se rattacherait plutôt à la tolérance dont les chrétiens furent l'objet sous le règne de Commode. Fût-il établi, — ce qui n'est pas, — que les registres de la préfecture ont été consultés pour les dates consulaires des dépositions des papes, il s'ensuivrait seulement que la préfecture connaissait le corps des chrétiens et ses chefs, et non pas qu'elle le connût comme association funéraire autorisée. € Pour que les églises aient pu faire accepter une fiction comme celle qui les aurait transformées officiellement en collèges funéraires, il aurait fallu : i° qu'elles l'eussent voulu, ce qui n'est ni attesté ni facilement conciliable avec l'horreur de Tertullien ( a ) et de S. Cyprien ( 3 ) pour ce genre de confréries ; 2° que la police eût consenti à ignorer qu'il s'agissait de la communauté chrétienne. Or ceci surtout