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4. Cf. V. de Buck, bolland. , De phialis rubricatis quibus martyrum romanontm sef niera dignosci dicuntur, Bruxelles, 1855 ; — F. X. Kraus, Die Blutampnllen der râmischen Katacomben, Frankfurt, 1868.
de l'époque de la paix, d'une époque où il n'y avait plus de martyrs. On s'est très souvent trompé à cet égard, du XVI I e siècle jusqu'à l'institution de la Commission d'archéologie chrétienne par le pape Pie IX (185 1).
D'autres signes sont tout à fait faux et absolument inadmissibles, quoiqu'ils aient été tenus autrefois pour bons- Ainsi on a cru que la palme était un indice du martyre. Mais la palme se rencontre même sur des monuments païens, comme allusion à la victoire des soldats sur le champ de bataille, aux succès des cochers dans le cirque ou des acteurs dans l'amphithéâtre. Pour les chrétiens, elle pouvait signifier simplement la victoire sur les passions et sur le monde. — On a pareillement regardé comme signe du martyre le
monogramme Nb', que l'on traduisait, par erreur : « Pax
Christi », ou même : « Passus pro Christo, » et qui est une simple abréviation du nom de Jésus-Christ, XPIETOS. En réalité, le monogramme a été rarement employé avant Constantin, et c'est seulement après la paix de l'Église qu'il s'est répandu comme monogramme isolé. La Commission pontificale d'archéologie sacrée a dissipé ces erreurs. Il faut reconnaître que les corps jugés, sur la foi de tous ces signes, corps de martyrs, étaient en réalité des corps de simples fidèles.
Ainsi pour les tombeaux de martyrs inconnus nous n'avons de signes que le titre et le vase avec traces certaines de sang. Quant aux tombeaux historiques, de Rossi a déterminé une manière de les reconnaître aussi simple que scientifique. Autour des tombeaux des martyrs illustres on avait bâti des oratoires et des basiliques ; ces monuments ont été ruinés ; mais on doit du moins en trouver des traces dans les cryptes vénérées. De même doit-il rester quelque chose des escaliers construits par S. Damase et d'autres papes pour conduire à ces cryptes. C'est cette idée qui a guidé d'abord de Rossi dans ses recherches.
Les inscriptions tracées à la pointe et les peintures postérieures à l'époque de la sépulture souterraine sont des indices non moins sûrs. Les pèlerins voulaient arriver jusqu'aux