‹ Éléments D'archéologie ChrétienneChapitre 146 sur 307 · INSCRIPTIONS HONORIFIQUES. I · texte numérisé non relu

INSCRIPTIONS HONORIFIQUES. I

90 £>es prières : H • M • D • M • A • (Hoc monumentodolus malus abesto), S • T • T • L • (Sit tîbi terra levis), T • R • P • D • S • T • T • L • (Te rogo praeteriens dicas : Sit tibi terra levis ; — des salutations : AVE, € Ave viator », — < Tu qui legis valeas ». — « Rem bene géras et dormias sine cura > ; — des sentences : O • A • (OùSiS; dtavaTcfc), N • I • (Nemo immortalis). Il est à remarquer que la prière à Dieu est très rare. On la voit pourtant sur une inscription du Musée du Vatican : TV • QVI • LEGIS • ET • NON • HORAVERIS • ERIT • TIBI • DEVS • TESTÏMONIO. Mais ce n'est pas la prière pour une âme en particulier ; peut-être d'ailleurs y a-t-il là une trace de l'influence des idées chrétiennes. Qui sait même si l'incription n'était pas réellement chrétienne ?

io° L'expression de la donation du tombeau aux affranchis et à leurs descendants: E • D • (Ex donatione), EX IND • (Ex indulgentia), € Ex testamento », — c Arbitratu >, — 4: Libertis libertabusque posterisque eorum >.

ii° Enfin des mentions particulières intéressantes. Pour les soldats, leur patrie, leur légion, leur cohorte, la durée de leur service : € Militavit an... », ou € Stipendiorum... ». Pour les cochers du cirque, leur faction (rouge, blanche, bleue, verte), le nombre de leurs victoires, le nom de leur cheval.

II f. Inscriptions honorifiques.

Les inscriptions honorifiques varient suivant la carrière du personnage, son i cursus honorum ». Les citoyens romains en pouvaient parcourir trois, d'où étaient exclus les barbares, les esclaves et les affranchis : la carrière sénatoriale, l'équestre et l'inférieure.

Les membres des familles sénatoriales sont appelés € Clarissimi ». Ils exerçaient d'abord des fonctions dans les commissions du € vigintiviratus » (« Triumviri capitales, Decemviri litibus judicandis, Triumviri monetales, Quatuorviri juridicundo »). Puis on devenait tribun dans une légion questeur vers l'âge de 25 ans, f tribunus plebis » ou édile ;

ensuite préteur, à Rome ou en province ; enfin, vers l'âge de33îakis, on pouvait être nommé consul: on entrait alors dans le rang des f viri consulares ». Tous ces titres se lisent dans les inscriptions, tantôt en ordre direct, tantôt en ordre inverse.

Lfes chevaliers, « viri egregii, viri perfectissimi », commençaient- par les offices militaires, dont certains leur étaient exclusivement réservés. Ils devenaient ensuite procureurs de l'empereur, « procuratores Augusti », soit à Rome, soit dans les provinces impériales ou sénatoriales. Certaines fonctions du sacerdoce leur appartenaient aussi d'une manière exclusive. On pouvait passer de Tordre équestre à Tordre sénatorial; on était alors € adlectus inter senatores, inter praetorios ». Après Constantin, Tordre équestre disparut, absorbé par Tordre sénatorial.

L'ordre inférieur comprenait les offices des employés des bureaux de l'État, des temples,des- administrations militaires.

Les inscriptions impériales forment un groupe important dans la classe des inscriptions honorifiques.

Dans les inscriptions en l'honneur d'empereurs vivants, on énonce d'abord le titre : « Imperator Caesar divi N. filius », puis le surnom, le titre sacré d'Auguste, le nom du triomphe, € Germanicus, Parthicus », et ensuite les dignités : fPontifex Maxfmus, Tribunicia potestate » (avec le nombre des.annéçs), € Imperator » tant de fois, c'est-à-dire acclamé tant de fois sous ce titre, « Consul », et enfin P • P • (Pater patriae). Jusqu'à Trajan, la date de la puissance tribunicienne correspond à celle de l'empire ; ensuite, elle se compte à partir du 10 décembre. Les empereurs ne gardaient le consulat que pendant quelques jours, après quoi ils nommaient des € consules sufiecti ».

Voici, comme exemple, une inscription de Trajan ( 1 ) :

IMP • CAESAR • DIVI . NERVAE . F • NERVA • TRAIANVS ? AVG . GERM • DACIC VS • PONTIF . MAX . TRIBVNIC • PO

TESTAT , XIÎII • IMP , V\ • COS • V . P . P - . .- (An. noap. J.-C.)

Page 1