‹ Éléments D'archéologie ChrétienneChapitre 200 sur 307 · TA . Y . K . Y . T . A · texte numérisé non relu

TA . Y . K . Y . T . A

toc . 6N eeui v

(Mus. Vat.) < Pierre doux alumnus en Dieu. >

Les qualificatifs MAKÀPIOC et surtout rAYKTTATOC sont fréquents. L'expression TPÊHTOC, TPCTAMeNOC, traduit le latin « Alumnus >. Une formule assez commune est celle de MNHMHC XAPIN, < en souvenir >.

I0YCT6INH CYMBIUJ A6IMNHCTU 6PMHC MNHMHC X\P1N

(Mus. Vat.) « A Justine sa femme inoubliable, Hermès, en souvenir. »

AMMIANU) Tu) AA€A<Ï»UI M€N€KAHC MNHMHC €N€K€N

(Mus. Vat.) < Menecles i son frère Ammien. >

6N IPHNH IKOIMHCIC WHCIMOC ŒKOYMAHC

(St-Herniès.)

KA • <Ï>IAU)TA TAÏKlTATtU AA6A*UJ eeOAUlPU ZwM€N

€N eeiu eïïSK

(Cim. de Priscille.) f Cl. Philotas à son doux frère Théodore. Vivons en Dieu Jésus-Christ. »

IIATHP TU)N HANTtUN OYC • 6H0IHC6C . K HAP6AABHC • 6IPHNHN • ZOHN . K • MAPK6AA0N

COI AOSA . €N

(Cim. de Priscille.) € O Père de tous, vous qui les avez créés, recevez Irène, Zoé et Marcel. Gloire à toi en Jé-itis-Christ. > C'est un important exemple de doxologie.

La formule 0YA6IC A9A NATOC (« Nemo immortalis >), fréquente sur les monuments païens, se rencontre quelquefois sur les inscriptions chrétiennes.

T6PTI • AA€A eAPCI ACK1M6

*t • ersvxi OYAIC aoa

OVAIC • A6A NATOC

NATOC

€ O mon frère Tertius, sois consolé. Personne n'est immortel. »

(Cim. de Priscille.) (Mus. Vat.)

€ Sois consolé. Pt rsonne n'est immortel. »

On a déjà pu remarquer qu'il y a parfois des inscriptions latines écrites en lettres grecques, et réciproquement des inscriptions grecques en caractères latins. Ces anomalies s'expliquent suffisamment si on suppose que certains marbriers ( « quadratarii » ) étaient plus habiles pour graver les caractères grecs, et d'autres pour les caractères latins.

Ces quelques observations générales seront complétées par les inscriptions que le lecteur trouvera dans la description détaillée des Catacombes. Plusieurs inscriptions grecques chrétiennes ont été publiées dans le Corpus inscriptioitutn giaecarum ; plus récemment, au congrès archéologique d'Athènes (1905), on a décidé de les grouper à part et de former un Corpus inscriptionum graecarum christianarum % recueil très utile que le monde savant attend avec une légitime impatience. Le soin en a été confié à M. Millet, de Paris, qui en avait déjà commencé la préparation.

LES inscriptions historiques forment dans Tépigraphie -* chrétienne un groupe très important. Celles qui ont pour auteur S. Damase méritent d'être étudiées à part ; nous commencerons par elles, et nous parlerons ensuite des inscriptions postérieures.

§ I. Inscriptions damasiennes (■).

Saint Damase naquit au commencement du IV e siècle, sous la persécution de Dioclétien. Il mourut en 384. Or S. Jérôme ( 2 ) nous dit : « Prope octogenarius sub Theodiosio principe mortuus est. > C'est donc i Tannée 305 environ qu'il faut rapporter la date de sa naissance. Le Liber ponti ficalis, Baronius, Ciaconio, Perez (3), le font naître en Espagne. Sa famille était en effet d'origine espagnole ou portugaise. Mais lui-même était Romain, comme l'ont reconnu Tillemont et Merenda. Son père faisait partie du clergé attaché aux archives de l'Eglise romaine près du théâtre de Pompée, et remplit successivement les fonctions de greffier, de lecteur, de diacre, d'évêque :

Hinc Pater, exceptor, lector, levita, sa ce r dos... ( 4 ). Creverat hinc meritis quoniam melioribus actis, etc.

Une étude que j'ai faite tout dernièrement m'a donné lieu de soupçonner avec fondement que le père de Damase

1. Cf. de Rossi, BulUliino di archeol. cris*., passim, spécialement 1884, p. 8-31; — Rom. sot/., t. I, p. 118-122; — Patrol. Ut., t. XIII; — Max. Ihra, Dawtasi epigrammata, Leipzig, 1895.

2. De scriptoribus eceles., CIII (P. L. t t. XXIII, col. 701).

3. Damasus et Laurentiui Hispanis asserti et vindicati (P. L., t. LXXIV, coL 533 sq.)

4. Carm. XX XV {P. L.,t. XIII, col. 409). — Les « exceptores » étaient, dans l'Église primitive, des notaires chargés de recueillir les Actes des martyrs et les délibérations des assemblées ecclésiastiques.

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