Carm. XXIX (coi
7. Éloge de S. Hippolyte. Cf. Bull., 1881, p. 26. T es réserves de Damase et la pauvreté de ses renseignements prouvent que dès le I V« siècle on savait assez peu de chose de l'histoire authentique des martyrs. Cf. Dufourcq, Étude sur les iges/a mariyrum » romains, 1900, p. 24-28.
Il dut faire des recherches historiques, gue lui facilitait d'ailleurs son expérience des archives de l'Église, et prit soin de recueillir ce qu'on savait des martyrs ( I ).
Son ouvrage De Virginitate est perdu. Nous ne possédons même pas toutes ses poésies. Les anciens recueils épigraphiques nous ont conservé le texte d'environ 40 inscriptions, qui ont été publiées par Fabricius (1562), Rivinus (1652), Sarazani (1638), Merenda ( a ), Migne et dernièrement par M. Ihm (1895). Elles sont en vers hexamètres; les règles prosodiques n'y sont pas toujours rigoureusement observées. Le style est caractéristique et les distingue des contrefaçons (3). Certaines expressions reviennent fréquemment : <L Rector », pour désigner le pape, — « haec fateor, — supplex, — mira fides. » Damase, — « Virgilii non incuriosus * ( 4 ; — a des réminiscences de X Enéide :
Aen. I : Aeternumque tenet per saecula nomen. Damase:... Teneant proprium per saecula nomen ( s ).
Aen. //, jp.'Scinditur incertum studia in contraria vulgus. Damase : Scinditur in partes populus gliscente furore ( 6 ).
Aen. Xlly 427 : Omni nunc arte magistra.
Damase : Non haec humanis opibus, non arte magistra ( 7 ).
De plus Damase dut approuver officiellement le culte de quelques martyrs. C'est ce que rappelle le pape Vigile dans l'inscription mentionnée plus haut ( 8 ) :
Quos monstrante Deo Damasus sibi papa probatos Affixo monuit carminé jure coli.
1. «Hic fecit septem regiones dividi notariis fidelibus Ecclesiae, qui gesta martyrum sollicite et curiose unusquisque per suam regionem perquirerent ) Lié. pont, in vit. Damasi.