De spcctacul., xxv(iàid. t col
4. € Pro calice enim vino misto fingens se gratias agere, et in multum extendens sermonem invocationis, purpureum et mbicundum apparere facit ; ut putetur ea gratin ab iis quae sunt super omnia, suum sanguin em stillare in illius calicem per invocationem ejus. ) Contr. kaeres., 1. I, c. 13 (P. G. % t. VII, col. 580).
5. D'après Mgr Wilpert, le poisson ne porte pas la corbeille, mais se tient derrière. La signification fondamentale du groupe reste la môme, on peut seulement y voir de plus un souvenir de la multiplication des pains et des poissons dans le désert. Cf. Xuovo. bullet. di arch. crist. t 1897, p. 131.
avons plusieurs preuves. Le corps de Jésus-Christ dans l'Eucharistie est appelé par S. Paulin : € panis verus et aquae vivae piscis > ( x ). Et nous savons que dans les églises pauvres on se servait d'une corbeille pour porter la Ste Eucharistie : i Nihil illo diutius qui corpus Domini canistro vimineo, sanguinem portât in vitro ( 2 ) >. Quant au poisson, il était >* certainement, dès le II e siècle, un symbole du Sauveur; l'acrostiche célèbre IX0TC contribua sans doute à rendre ce
symbole très populaire ( 3 ). Renan prétendait retrouver dans le poisson eucharistique une allusion au poisson mangé par Jésus et ses apôtres sur les bords du lac de Tibériade. De Rossi a montré que le souvenir de cette scène peut se reconnaître seulement dans les peintures de banquets, qui sont bien postérieures aux cryptes de Lucine On a voulu voir dans ce groupe une allusion à la multiplication des
i. Ep. XIII (P. JL, t. LXI, col. 213).
2. S.Jérôme, Ep. CA'A'J'ad.Rustic. {P. L., t. XXII, col. 1085).
3. Cf. supra, p. 182 ; — de Rossi, De christianis monumentis îx^v exhibentibus, dans le SpiciUg. soUstn., t. III, p. 544-577Î — Wilpert, Principienfrage, p. 37. — Sur le dauphin image de Noire-Seigneur, cf. de Rossi, BulUUino, 1870, p. 61-88 (édit. franc.).
l'eucharistie.
pains et des poissons. Si tel en était le sens unique, pourquoi la fiole remplie de vin rouge? Les représentations de ce miracle sont nombreuses dans les catacombes : on y voit toujours plusieurs corbeilles de pains et plusieurs poissons. Après cette peinture des cryptes de Lucine, nous avons la «fractio panis», qui remonte au règne d'Hadrien ou d'Antonin le Pieux, à l'époque de S. Justin. La chapelle grecque, dont elle orne une paroi, est par conséquent du II e siècle et peut
être considérée comme la plus ancienne église de Rome. Cette fresque, découverte récemment par Mgr Wilpert (*), représente l'action liturgique de la fraction du pain. A gauche, le prêtre ou l'évêque brise le pain ; il a devant lui le calice; six autres personnages, dont une femme, sont assis autour d'une table sur laquelle sont placés des pains et des poissons. D'après Mgr Wilpert, ce serait une représentation réelle du rite eucharistique célébré dans cette chapelle au II e siècle. Les personnages ont en effet une attitude de vie réelle ; cependant il s'en faut que tout soit réel dans cette peinture : les corbeilles, placées de chaque côté, comme dans les représen-