IX, 2 ; XLII, 6 ; — Afich., v, 2 ; — Xum., xxiv
oblige à reculer très loin la partie supérieure. On voit, après cela, combien est sûrement informé certain ouvrage anglais qui attribue cette Madone au VI e siècle.
On trouve aussi dans la chapelle grecque une scène de l'Epiphanie, la plus antique qui soit connue. Elle est malheureusement recouverte par une stratification calcaire.
Une autre peinture du même cimetière représente une orante entre deux scènes, dont Tune paraît être la vêture d'une vierge consacrée,et l'autre un groupe de la T. Ste Vierge et de l'enfant Jésus. On a élevé quelques doutes sur l'interprétation de ce dernier groupe, mais sans donner de raisons plausibles en faveur d'une autre explication.
Enfin le même cimetière offre une scène de l'Annonciation; de sorte que la plus antique des catacombes romaines renferme plusieurs images de la T. Ste Vierge.
Cimetière de Domitille. — Une peinture du III e siècle, placée sur la paroi d'une galerie, représente l'Epiphanie. La Vierge est voilée, assise sur une chaise ; elle tient l'enfant Jésus sur ses genoux, et les Mages sont au nombre de quatre.
Cimetière des Sts-Pierre et Marcellin. — Dans une scène de l'Epiphanie (commencement du IV e siècle), on ne voit que deux mages ; la Vierge, ordinairement voilée, a ici la tête nue. Le voile, signe distinctif des matrones romaines, était aussi donné aux vierges consacrées, épouses de l'Agneau divin. Quand on a peint la Vierge sans voile, on a voulu sans doute faire une allusion à son intégrité virginale.
Cimetière de Calixte. — On trouve la scène de l'Epiphanie, avec trois Mages, dans un arcosole du II I e siècle.
LES IMAGES DE LA T. STE VIERGE
Cimetière Majeur. — Un arcosole, au fond d'une chapelle, présente une peinture à laquelle le P. Marchi a donné une grande célébrité. Elle est du IV e siècle et postérieure à Constantin ; on y remarque de chaque côté le monogramme isolé. On a voulu récemment y voir le portrait d'une femme déposée dans le tombeau. Il faut plutôt y reconnaître, avec le P. Marchi ( r ) et de Rossi, la T. Ste Vierge et l'Enfant Jésus sur sa poitrine ; les propriétaires du tom-
beau sont figurés par les deux orantes qui entourent le per*
1. I monununti dellearti cristiant primitive, p. 59, 157-158.
son nage principal et le regardent. Ce type nouveau de la T. Ste Vierge ne reste pas isolé. Il est continué aux IV e , V e , et VI e siècles, jusqu'au moyen âge ; on le conserve encore dans les images de type byzantin, qui sont très communes en Russie et en Orient
Cimetière de St-Valentin. — Il possédait une image de la T. Ste Vierge, du VII e siècle, avec l'inscription : SCA DEI GENETRIX. Il n'en reste que quelques traces. Le type était celui de la Vierge du cimetière Majeur (*).
Pour bien comprendre la portée de ces images, contre lesquelles les protestants, M. Roller en particulier, ont soulevé
i. Cf. Marucchi, La c ripta sepokrale di S. Valentino* Roma, 18*8.