Cf. Nuoi'o bullet. di archeol. cris/., 1895, p
à Rome, et une autre de la collection Zurla (aujourd'hui au séminaire de St-Apollinaire) présentent le raisin porté par deux Hébreux. C'est évidemment le raisin de la Terre promise, mais aussi le raisin symbole de l'Eucharistie, comme la vigne est le symbole de la croix : t Ipse est bothrus ille qui pependit in ligno » (*). C'est ce qu'expriment Évagrius : € Age n'unc, intellige racemum illum... quem in terra repromissionis duo vectantes reportabant, quod utique figura fuit Christi pendentis in ligno » ( 2 ) ; — et au V e siècle S. Eucher de Lyon : « Bothrus Ecclesia sive corpus Domini > (3). Des lampes offrant un symbolisme aussi voilé sont au plus tard du commencement de l'époque de la paix. Elles ont probablement été employées pour les usages liturgiques. La première a été trouvée dans un oratoire de Tebessa, en Afrique.
Ces lampes étaient en terre. Les lampes en bronze étaient très employées chez les païens, on en a découvert un grand nombre à Pompéi. Les chrétiens en ont aussi fait usage. La Bibliothèque Vaticane en possède une qui vient du Xenodo-
chium de Pammachius à Porto; elle a la forme d'un monstre mordant un fruit et portant sur la tête la croix monogrammatique :
image de la victoire de Jésus-Christ sur le démon. Une autre (IV e siècle), appartenant à la collection Basilewsky, reproduit la forme d'une basilique chrétienne. Une autre, trouvée à Rome sur l'emplacement de la maison des Valerii au Coelius (aujourd'hui hôpital militaire) et con-
i. S. Augustin, Contr. Fait st. Manich., xil, 42 (P. L., t. XLII, col. 276).