‹ Éléments D'archéologie ChrétienneChapitre 58 sur 307 · Hist. ecct., 1. V, c. 1 (P. G. t t XX, col · texte numérisé non relu

Hist. ecct., 1. V, c. 1 (P. G. t t XX, col

3. Voir dans le tome II de ces Éléments la description du cimetière de St-Calixte. — En ces dernières années, quelques auteurs, par exemple M. Kirsch {Das Todtsjahrder kl. Caecilia, dans les Mélanges publiés par le Campo Santo teutonique à l'occasion du II e Congrès d'archéologie chrétienne) ont repris la thèse de Baronius. Ils ne semblent pas avoir apporté des arguments nouveaux ni ébranlé ceux de J.-B. de Rossi.

4. Eusèbe, Hist, eccl., v, 1.3 (P. G., t. XX, col 407 sq.). Cf. Allard, Hist, des perséc, t. I, c. VII.

5. Cf. Aube, Étude sur un nouveau texte grec des Actes des martyrs Sci/litains,iS8i.

la persécution ; c'est en Afrique qu'elle fut le plus cruelle, A Rome il y eut un martyr célèbre, le sénateur Apollonius, qui avait fait au Sénat l'apologie du christianisme. Il fut certainement enterré près de la ville ; mais on ne connaît ni le lieu de son tombeau ni le texte de son apologie (*).

Après avoir persécuté les chrétiens, Commode leur devint très favorable. On a attribué ce changement à la femme de l'empereur, Marcia, qui était chrétienne ou initiée au christianisme, ainsi que nous l'apprend un ouvrage écrit au commencement du III e siècle, les Philosophumena ( 2 ). Les chrétiens purent vivre en paix pendant plus de 20 ans. Il est à remarquer que de très bons empereurs, comme Trajan, Hadrien, Marc-Aurèle, ont été leurs plus grands persécuteurs; tandis que des princes vraiment cruels, Commode, Élagabale, Gallien, leur ont été favorables. Cette anomalie s'explique sans peine : les premiers, ayant une haute idée de la puissance romaine, voulaient la protéger contre toute innovation ; tandis que les autres, adonnés à leurs passions, s'inquiétaient peu de l'empire et des questions religieuses.

Pendant ces 20 années de tranquillité, le christianisme remplit l'empire, il pénètre partout. Tertullien, dans son Apologie ( 3 ), ne craint pas de dire que les chrétiens ne laissent aux païens que leurs temples, et que s'ils se retiraient de la société romaine, il ne resterait presque personne. Aussi commence-t-on, au III e siècle, à les traiter avec plus de déférence qu'on ne l'avait encore fait. Ils possèdent désormais leurs tombeaux, leurs cimetières, leurs églises, non seulement à titre privé, mais comme société. Qu'ils se soient servis de l'institution des € Collegia funeraticia », comme l'a supposé de Rossi, ou qu'ils aient joui d'une tolérance équivalente à une autorisation légale, il est certain tout au moins que sous Gallien d'abord, puis sous Maxence, et enfin après l'édit de Milan, c'est aux églises, non aux particuliers, que furent restitués les cimetières confisqués.

1. Voir le texte de ses Actes dans Bardenhewer, PatrologieX I,p. 377 de la trad. franc.

2. Sur cet ouvrage cf. Batiffol, Anciennes littératures chrétiennes. La littérature grecque, p. 155-159.

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