Cod. Vat. lat. 5516, f. i sq. ; cod. 6171, fol. 94 sq
3. Bibl. Vict or-Emm., fund. farfensis, cod. 19, f. 135 sq. 4. Cf. Lib. pontif.
Eléin. d'archéol. chrét. — III. 28
394 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
avait perdu le souvenir de son emplacement exact. En 1872, lors de la construction du ministère des finances, on reconnut près de l'orphelinat des Thermes un édifice antique, dont il restait quelques débris de colonnes et de sculptures, et que J.-B. de Rossi identifia avec St-Cyriaque.
Dans l'escalier à gauche du portique de Ste-Marie-in-via- Lata on peut remarquer un fragment d'inscription grecque apporté de l'église de Ste-Passera, sur la voie de Porto. Le nom de Ste Passera n'est pas, comme on l'a cru longtemps, le même que celui de Ste Praxède, mais bien une corruption des mots Abbas Cyrus, Basyrus, Pasyrus, Passera. L'église était en effet dédiée aux SS. Cyrus et Jean, martyrs d'Alexandrie.
§ IV. St-Marcel.
Le pape S. Marcel (308-310) était, suivant le Liber pontificalis, « de regione via Lata ». Il obtint d'une matrone nommée Priscille un terrain sur la Via Salaria pouri y creuser le cimetière de Novelle: « Rogavit quamdam matronam nomine Priscillam et fecit cymiterium Novellae via Salaria et XXV titulos in urbe constituit. » Cette matrone devait appartenir à la même famille que la fondatrice du cimetière de Priscille; c'est elle peut-être que nomme une inscription du IV^ siècle trouvée dans ce cimetière. Les Actes parlent aussi d'une Lucine qui aurait reçu Marcel dans sa maison et après la mort de celui-ci aurait transformé son habitation en église dédiée au saint pape. Il n'est pas impossible que les deux noms de Priscille et de Lucine désignent la même personne: on peut faire ici une hypothèse semblable à celle de M. de Rossi pour Pomponia Graecina et Lucine. S. Marcel fut condamné « ad catabulum », à la réclusion dans une écurie. Cette indication est bien en rapport avec la topographie de cette partie de la Via Lata. Il est possible aussi que là fut la station postale du départ de la voie Flaminienne, car à cette époque les habitations s'étendaient bien au delà de la porte « Ratumena » (^).
I. Les « catabulenses » étaient chargés des transports publics. Cf. Cod, Theodos.^ XIV, m, 9. 10.
Marcel fut déposé au cimetière de Priscille; S. Damase plaça sur son tombeau une inscription, d'après laquelle ce pontife auiait été envoyé en exil: « Finibus expulsus patriae » (i). Sous S. Grégoire le titre de Marcel est mentionné comme lieu de station. Il fut décoré par Léon III, Hadrien I^'', Grégoire IV, etc. Au IX^ siècle, le corps du martyr y fut rapporté avec celui du pape Vigile. Il est encore sous le maîtreautel. En 1869, on y retrouva des ossements; et à côté une médaille du pape Jean VIII (872-882) et une lame de plomb poitant l'inscription (^) :
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ATI MARCELl.I