‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 316 sur 400 · Cf. de Rossi, Bullett., 1869, p · texte numérisé non relu

Cf. de Rossi, Bullett., 1869, p

3-. Cf. Giachetti, Historia délie venerahile chiesa e monastero de S. Silvestro de Capite, Roroa, 1629 ; — Carletti, Memorie isiorico-critiche délia chiesa e monastero di S. Silvestro in Capite^ Roma, 1795.

396 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.

quartier une vaste série de portiques entourant le « campus Agrippae », qui s étendait entre le Quirinal et la voie Flaminienne, de la fontaine de Trévi à la place d'Espagne. On en trouve les restes de tous côtés (^), et ils sont marqués sur le plan de Septime-Sévère. Sur l'emplacement du palais Marignoli près de St-Sylvestre, on recueillit des inscriptions mithriaques dont une importante du IV^ siècle. Du VI^ au VHP siècle, et même au moyen-âge, ce quartier était très désert, couvert de vignes ; de là les noms de via Frattina (fratta, haie), via délia Vite, S. Andréa délie Fratte, Capo le Case.

Paul P'^ (757-767) érigea l'église de St-Sylvestre dans sa maison paternelle à laquelle il annexa un monastère. Il y eut d'abord deux églises : la grande basilique publique, à laquelle on accédait de la place par un grand escalier; et l'oratoire intérieur des moines. Dans ce dernier Paul P"" déposa les corps des saints papes Etienne I^^ et Sylvestre; dans la basilique, beaucoup d'autres reliques tirées des catacombes. Celle-ci était dédiée a S. Denis, évêque de Paris, en souvenir du voyage d'Etienne III en France et de son séjour au monastère de St-Denis; c'est ce qu'attestent le Liber pontificalis, la chronique de Benoît de'Soracte et les archives de St-Sylvestre publiées par Federici. Ce monument se rattache donc aux origines du pouvoir pontifical. Les anciens documents l'appellent encore « cata Pauli », puis « inter duos hortos » ; enfin le nom de S. Denis fut oublié, il ne resta que celui de S. Sylvestre. C'est là que Léon III, assailli pendant la procession des grandes litanies, fut enfermé dans le monastère, d'où il réussit à s'enfuir et à se réfugier en Allemagne (^).

Au X^ siècle, cette église était un des plus importants sanctuaires de Rome. Agapit II lui donna (955) et- Jean XII lui confirma (962) juridiction sur le monastère de St-Valentin (^). Elle avait aussi la propriété de la colonne Antonine; c'est sans doute ce qui sauva de la ruine ce beau monument: une inscription du XI P siècle, placée sous le portique de

Page 1