I. Garrucci, Il cimitero ebraico di Venosa in Puglia
de tombeau commun à plusieurs personnes, en guise de chambres sépulcrales ou de chapelles.
Des vraies chambres, une seule [B] est accessible : les autres [H, G], dont j'ai pu reconnaître l'entrée, sont encore pleines de terre. Elle est très vaste ; des « loculi » s'ouvrent dans les parois latérales ; à la paroi du fond sont adossés deux tombeaux en maçonnerie, comme il y en a aussi au fond des deux corridors latéraux [I, L].
Il convient d'observer, à propos de la forme des tombeaux, que j'ai trouvé dans notre cimetière deux arcosoles à niche [E], semblables à ceux que Garrucci a signalés dans le cimetière de Venosa et qu'une inscription appelle « absis » (I) :
ABSIDA VBI CESQVIT FAVS TINVS PATER
• Enfin, autant qu'il m'a été permis de le constater dans le bref délai qui m'était accordé pour mon exploration, j'ai cru reconnaître au fond d'un long ambulacre [I L M] une ancienne entrée du cimetière [I] : on y aperçoit la voûte d'un escalier complètement obstrué, qui probablement conduisait au dehors.
Venons aux inscriptions et symboles relevés parmi les ruines de l'hypogée.
Les Hébreux n'employèrent pas les inscriptions en Palestine. Ils en contractèrent l'usage au temps de la dispersion, dans les pays étrangers, dont ils empruntèrent les habitudes. Ils se contentaient jusque-là de placer sur les tombeaux des cippes ou des stèles pour en marquer l'emplacement. La plus ancienne inscription judéo-romaine que nous connaissions est celle de Claudia Aster, déjà mentionnée ; elle remonte à l'époque de l'empereur Claude, dont elle nomme un affranchi. Il ne paraît pas qu'on en possède d'autres du I^i" siècle. Celles du 11^ et du III^ siècle, — elles sont nombreuses, — sont écrites tantôt en latin, tantôt en grec :