Ibid
Novat et Timothée ; et au-dessous l'inscription : MAXIMVS CVM SVIS. Ce Maximus, prêtre titulaire de l'église au temps du pape Sirice, est aussi nommé dans un grand fragment épîgraphique provenant du même lieu. A lui encore, suivant de Rossi, se rapporte une inscription, aujourd'hui fixée dans la galerie lapidaire du Vatican, qui mentionne la transformation d'un édifice thermal en vue d'un autre usage et l'attribue à un dessein spécial de la Providence :
MAXIMVS . HAS • OLIM • THERMr.5 DIVINAE . MENTIS • DVCTV • CVxM • C///
Le même personnage fit représenter, parmi les mosaïques de l'oratoire en question, la figure de S. Pierre assis sur une chaire et entouré par les agneaux du Christ : allusion aux paroles de l'Evangile: « pasce agnos meos». C'était donc, dès le IV^ siècle, une tradition commune, que dans ce lieu l'Apôtre avait réuni les fidèles pour leur enseigner la doctrine céleste (i). Voilà des faits importants, à l'appui de la tradition. S'ils ne nous donnent pas le droit de pousser les conjectures aussi loin que l'ont fait Febeo et Bianchinî, ils nous montrent pourtant qu'elle comporte une part de vérité. Bianchini, dans son Anastasius bibliothecariiis^ supposa que les Pudentes chrétiens appartenaient à la « gens Cornelia », qu'ils étaient apparentés avec les Cornelii Emilii et les Caecilii, et qu'ils donnèrent l'hospitalité à S. Pierre dès son premier voyage à Rome sous le règne de Claude. Ces hypothèses contribuèrent à accréditer l'opinion de Febeo, que la chaire de bois de l'Apôtre, vénérée au Vatican, est la même dont il se servit dans la maison de Pudens, et précisément la chaise curule du noble propriétaire.
Nous reconnaissons l'antiquité et la vraisemblance de la tradition relative au lieu delà prédication apostolique et aux rapports de S. Pierre avec la famille de Pudens. Mais nous ne pouvons voir que de simples conjectures dans l'identification de sa chaire avec celle de Pudens, ou de l'autel en bois sur lequel il aurait célébré avec celui qui se conserve maintenant