‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 260 sur 378 · NOTARIO · texte numérisé non relu

NOTARIO

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C'est l'inscription d'un jeune homme, notaire de l'Eglise, dont on rappelle la déposition près des martyrs, ou à qui on souhaite la paix, la gloire avec les martyrs.

En sortant de la chapelle grecque, on rencontre, à gauche, un grand sarcophage païen orné des figures des Muses [D]. L'endroit où il se trouve fut primitivement une vaste citerne, transformée plus tard en crypte.

Avant d'aller plus loin de ce côté, l'ordre topographique nous conduit à une autre chapelle récemment découverte (1902) et formant groupe avec la chapelle grecque et le vestibule. Comme elle se trouve derrière l'abside de la chapelle grecque, on peut y accéder soit par cette chapelle soit par l'entrée même du cimetière (voir le croquis ci-dessous). Je m'étendrai assez longuement sur ce monument, encore peu connu.

On pouvait déjà, en passant derrière l'abside de la chapelle grecque, prendre une galerie qui, tournant vers la gauche [Q du plan spécial], aboutit à l'hypogée des Acilii Glabriones. De cette grande galerie se détache, à droite, un

petit ambulacre dans lequel on pouvait s'avancer jusqu'à un point [M] où l'on remarquait un morceau de mur avec une niche [F]. Au commencement de décembre 1901, je fis diriger sur ce point de nouvelles fouilles. Après deux mois

de travail environ, on eut entièrement déblayé une chambre creusée dans le tuf et revêtue de maçonnerie sur ses. parois. Elle a la forme d'un polygone irrégulier ; des niches sont ouvertes dans quatre de ses côtés [F]. Murs et niches sont

formés de petits tufs et de briques ; un enduit, tout à fait semblable à celui de la chapelle, recouvrait le tout : il est en grande partie tombé, mais ce qui en resté suffit à prouver que cette chambre dut être construite, elle aussi, vers le 11^ siècle.

Un des côtés est ouvert [N] et communique avec une galerie. Au côté opposé [G] se trouve un grand arcosole. Une voûte, maintenant écroulée, devait couvrir la chapelle ; elle était soutenue par une colonne en maçonnerie, dont il reste en place la base en marbre, également travaillée [E], qui témoigne aussi de l'antiquité du monument. Un lucernaire [L] domine la paroi G ; et à côté de l'arcosoie est placée la colonne [H] destinée à porter le vase d'huile pour les lampes, dont on a trouvé quelques restes.

De trois côtés on pouvait arriver à la crypte ou la voir : c'était donc un lieu très fréquenté. Sa forme est toute différente de celle des chapelles que nous voyons dans les catacombes romaines ; elle ressemble plutôt aux nymphées des villas antiques, ornés comme ici de niches pour les statues. Si maintenant on se rappelle que précisément au-dessus du cimetière s'étendait la magnifique villa des Acilii Glabriones, les fondateurs du cimetière peut-être, on soupçonnera dans ce monument un nymphéc de la propriété, transformé ultérieurement en crypte sépulcrale chrétienne.

Parmi les décombres de cette crypte et les débris de murs on a trouvé une brique portant une marque rectangulaire, avec lettres en relief, qui peut servir à dater le monument :

L CORNELI PVPVL EPICRATE

Cette empreinte est fort rare ; on en connaissait un seul exemple, trouvé aussi sur la Via Salaria, près du cimetière de Thrason, et que de Rossi avait jugé antérieur à l'époque d'Auguste (0-

I. Bullctt., 1873, p. 51; — Plante di Roma, p. 20, not. 3. — Cf. C. I. Z... XV, "• 953.

Une autre marque est de la fin du IP siècle :

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