‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 316 sur 378 · PARCE · texte numérisé non relu

PARCE

Le mot PARCE devait commencer une formule déprécatoire, comme : « Parce Deus animae, etc. », dont on trouve peu d'exemples dans les catacombes.

Le second étage, au-dessus de celui que nous venons de décrire, fut vraisemblablement le cimetière public souterrain

de St-Valentîn ; il est plus vaste et présente la forme ordinaire des catacombes romaines. Il a son entrée au-dessus de la crypte historique ; on y voit deux galeries, longues de trente mètres environ, qui se coupent à angle droit et sur lesquelles s'amorcent trois autres galeries comblées. Un escalier creusé dans le tuf les met en relation avec un troisième étage qui se compose de huit galeries, dont quatre déblayées et quatre encore fermées. A ces deux étages il y a des « loculi », mais aucune peinture ni inscription ; la seule marque de christianisme est un monogramme du Christ profondément gravé près de l'ouverture d'un « loculus ».

§ II. Le Cimetière à la surface du sol.

Quand la paix eut été accordée à l'Eglise, un cimetière à la surface du sol se développa près de l'hypogée de St-Valentin. Il y a longtemps que Settele en constata l'existence ('). C'était le plus étendu des cimetières de ce genre. Creusé entre les monts Parioli et la voie Flaminienne, il renfermait des tombes ouvertes dans le sol et maçonnées, € formae », des sarcophages en terre cuite et en marbre. La collection épîgraphique que l'on y a recueillie est, pour les inscriptions consulaires, la plus importante après celle du Latran ; elle fournit un très grand nombre de dates, de l'an 318 à Tan 523, c'est-à-dire presque jusqu'à l'abolition de la dignité consulaire. Pour ce motif, j'en donnerai une description assez détaillée. La collection se trouve réunie dans la galerie qui fait suite à la crypte historique.

///OD MORIBVS Q.V/// ///DVS HORTVS ET PAT/// ///ERIS CONCESSIT AB OR/// ///T FATIS NEC FERROCIA/// ///SSIT GENESI NEC CORPV/// maritVS FECIT Q.VE FVIT MEcnm LiciniO ' V • ET • CRISPO CAES CONS (An. 518).

I. Aiii délia pontif. accadem. di wcheol., ser. i^, an. II, p. 64 sq.

En tenant compte du caractère métrique de l'inscription, je crois pouvoir la restituer ainsi :

candida çuOD MORIBVS QVOD vu/hi /loriDVS HORTVS ET FATrem adsocians wîVERIS CONCESSIT AB OR/V iam expers stT FATIS NEC FERROCIA vexet sccundae /^SSIT GENESI NEC CORPV^ abesse

J'entendrais « genesi » dans le sens de la seconde naissance, c'est-à-dire de la résurrection finale ; nous aurions alors le vœu, exprimé par un mari, que le corps de sa femme reste dans son tombeau jusqu'au dernier jour ; l'inscription présenterait donc un caractère dogmatique. De Rossi préfère voir dans « Genesis >) le nom de la défunte et lire de cette manière :

Et patrem adsocians superis concessit ab oris Jam expers sit fatis nec ferro clam violetur Extraneum possit Genesi nec corpus adjungi.

Enfin Visconti regarde « Genesis » comme synonyme de maison, race, et propose la lecture suivante :

Integra quod moribus quam saeptus floridus hortus Et patri juncta his miseris concessit ab oris Libéra jam sit fatis nec ferrocia vexet Externum possit genesi nec corpus adesse.

Quoi qu'il en soit, la date de cette inscription nous prouve que le cimetière à la surface du sol est antérieur à la basilique qu'y éleva ensuite Jules I^r (337-352).

VENERIOSE Q.VE NATA EST IN Civllak INTERAMNATIVM CONSSArH/ïo«î5 el (sic) TOLLIANI XV K SEPTEMB Q.VE vixit ann IS dVATITVOr et diES LUI Q.VE ET deposita est sub DIES VNON OCtohR CONS EVSEBI ET Ypatii QWe fuit cARA ET AMABilis {parentibus suis?) (An. 359).

C'est l'épitaphe d'une enfant née à Terni le 18 août 355 et morte, peut-être à Rome, le 5 octobre 359. Elle est gravée au dos d'une inscription païenne mentionnant la société ouvrière des i Subaediani » ;

FELICISSIMVS

PROCALENI CON

IVGI • CVM -QVA

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