‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 3)Chapitre 6 sur 378 · I. Peristeph., Hymn. Il (Z'. L., t. LX, col · texte numérisé non relu

I. Peristeph., Hymn. Il (Z'. L., t. LX, col

INTRODUCTION

comme une preuve certaine du martyre, car nous savons sans aucun doute que les premiers chrétiens conservaient le sang versé par les héros de la foi comme attestation de leur mort glorieuse. Le fait est confirmé par des traditions unanimes ; qu'il suffise de rappeler cette phrase de Gaudentius : « Tenemus sanguinem qui testis est passionis » (i) ;et cette description dans laquelle Prudence nous montre les fidèles avides de recueillir la liqueur sacrée qui jaillissait des blessures des martyrs, pour la conserver dans leurs maisons et la léguer à leurs enfants :

Hune omnem spongia pressa rapit...

Tutamen ut sacrum suis Domi reservent posteris (^).

Une portion de la précieuse relique était parfois déposée dans le sépulcre en même temps que la victime vénérée, ainsi que l'atteste une belle inscription retrouvée en Afrique:

DEPOSITIO CRVORIS SANCTORVM MARTYRVM Q.VI SVNT

PASSI SVB PRESIDE FLORO IN CIVITATE MILEVITANA

IN DIEBVS TVRIFICATIONIS (3).

Aucun doute n'est donc possible au sujet des tombeaux dans lesquels se retrouve cette preuve éclatante. Toutefois on ne peut l'accepter qu'après un sérieux examen, car il est impossible de suivre les errements trop enthousiastes des anciens archéologues, et de soutenir, comme plusieurs le font encore, qu'on doit prendre pour restes d'ampoules ou de fioles ayant contenu du sang tous les fonds de tasses vitrifiés qui se rencontrent si fréquemment fixés dans la chaux sur les « loculi » des Catacombes. Ces vases étaient certainement pour la plupart de simples coupes destinées à divers usages domestiques; peut-être servaient-ils spécialement aux « agapes » ou banquets de charité fraternelle, comme pourraient le faire supposer les images symboliques peintes sur fond

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