Serm. XVII [P. L , t. XX, col
2. Peris/eph., Hymn. Xl (F. L., t. LX, col. 545), et Hynin. v [ibid., col- 398).
3. Cf. de Rossi, Bullett. di archeol. crisi., 1876, p. 59 62.
d'or qu'on y voit souvent et les acclamations qu'on lit autour ; peut-être ont-ils contenu les arômes et les parfums qui étaient employés dans la cérémonie de la sépulture (i) ; peut-être enfin étaient-ils placés près des tombeaux, soit pour distinguer des autres ceux qui n'avaient pas d'inscriptionSjSoit pour témoigner de la piété des survivants et honorer une mémoire chérie. Cette dernière explication est très plausible, car le vase, dans le symbolisme chrétien, est l'emblème des bonnes œuvres, et comme tel, il fut souvent représenté sur les monuments (2).
Il est hors de doute cependant qu'entre tous ceux-ci se trouvaient réellement des vases de sang qui étaient conservés comme « testes passionis ». Mais ces derniers ne peuvent être reconnus que par l'analyse chimique ; c'est le seul moyen sûr de prouver la présence des substances sanguines (hématine) dans la croûte rougeâtre dont ces fragiles débris sont ordinairement recouverts. Aussi la Congrégation des Rites at-elle depuis longtemps décrété, avec une grande sagesse, que le vase seul ne doit pas être admis comme preuve suffisante du martyre, à moins qu'on ne puisse démontrer d'une manière irréfutable qu'il a contenu du sang.
Ce témoignage n'est pas très fréquent ; diverses causes même pouvaient le rendre impossible, par exemple un genre de supplice qui n'entraînait pas l'effusion du sang, l'impossibilité dans laquelle les fidèles se seraient trouvés de le recueillir, etc. A son défaut, d'autres indices peuvent nous faire reconnaître un de ces glorieux tombeaux au milieu de ceux qui remplissent les nécropoles, même quand il s'agit d'un martyr absolument inconnu duquel aucun souvenir n'a été trouvé. Nous avons surtout le fondement d'une très forte