LA PROPRIÉTÉ CORPORATIVE DES ÉGLISES
fixe le taux des cotisations : « HS C N [ummum] et V [ini] boni amphoram ; item in menses sing [ulos] a [sses] V » ; marque des clauses pénales : « Item placuit ut quisquis mensib. contin [uis]... non pariaverit et ei humanitus accident, ejus ratio funeris non habebitur » ; assure les cérémonies d'anniversaire aux membres qui seraient en règle ; détermine r « ordo coenarum » : « Vlll Id. Mar. natali Caesenni... patris. V kal. dec. nat. Ant [inoi]. Idib. Aug. natali Dianae et collegi, etc. » ; et même le menu des repas : « Vini boni amphoras singulas, et panes a [ssium] qui numerus collegi fuerit, et sardas [nujmero quattuor, strationem, caldam cum ministerio » ; confère des privilèges à ceux qui auront eu des charges dans le collège; punit d'une amende ceux qui troubleraient l'ordre indiqué (i). — Comme ces sociétés, les chrétiens avaient leurs réunions, leurs agapes, qui faisaient partie de la liturgie.
L'hypothèse de M. de Rossi est encore confirmée par une inscription découverte en Algérie, près de la ville de Cherchell, l'ancienne Caesarea Mauritanea, et déposée au Musée d'Alger (2). Cette inscription s'exprime ainsi :
AREAM AT SEPVLCRA CVLTOR VERBI CONTVLIT ET CELLAM STRVXIT SVIS CVNCTIS SVMPTIBVS
ECLESIAE SANCTAE HANC RELIQ.VIT MEMORIAM SALVETE FRATRES PVRO CORDE ET SIMPLICI EVELPIVS VOS SATOS SANCTO SPIRITV
ECLESIA FRATRVM HVNC RESTITVIT TITVLVM • M . A • I . SEVERIANI C -V- EX ING . ASTERI
Un chrétien, Evelpius, « cultor Verbi », a donc fondé un lieu de sépulture, « aream ad sepulcra », et bâti une «cella»